Google et la saturation de l’actualité

<h1>Balisage sémantique pour SEO sémantique</h1>

Google jouit toujours d’une belle actualité. Normal, c’est lui qui la fait, c’est comme ça qu’on fabrique l’opinion. Des chercheurs ont démontré l’influence des marques sur nos cerveaux. Que dire de celles qui peuvent échanger les droits contre l’audience ? C’est bien le cas en Allemagne où les médias d’information sont sommés d’abandonner leur propriété intellectuelle sous peine d’ostracisme. Vous ne ferez pas l’actualité avec ceux qui n’ont pas capitulé.

<h2>Balisage sémantique</h2>

Il faut dire que dans la fabrique de l’opinion, l’intelligence artificielle serait utile. On peut même imaginer un ordinateur quantique pour accélérer les choses. Ca tombe bien Google en a acheté un… Vivement le jour où l’on n’aura même plus besoin de penser.

Et ce d’autant que d’un côté les contenus produits par les journalistes sont libres de droit, de l’autre Google les affiche sans porter la moindre responsabilité éditoriale. Aussi la Cour de cassation a béni Google en le dégageant de toute responsabilité, comme s’il la machine n’était programmée par personne, comme si le code s’écrivait tout seul. A quand la programmation d’un juge numériquement compétent?

<h2>Balisage sémantique</h2>

Si l’on trouve du monde pour s’extasier sur les connexions internet par ballon à haute altitude (projet Loon) proposées par Google (The buzz de la week du Geek), peu s’inquiètent de voir l’éditeur de contenu se muer toujours davantage en fournisseur d’accès (avec la fibre notamment). Oui, juge et partie, peu importe, a fortiori quand on voit le Grand G également investir dans les drônes civils Skycatch. Et s’il s’agit des mêmes techno-idolâtres agenouillés devant la dépouille 2.0 de Steve Jobs, pourquoi ne relaient-t-il pas plus ce qu’il pensait de Google ?

« Nous ne sommes pas entrés dans le business des modèles de recherche. Ils ont investi le business des mobiles. Ne nous trompons pas : ils veulent tuer l’iPhone. […] On ne les laissera pas faire. […] Leur mantra « Don’t be evil » ? Des conneries. »

Vous voyez, si Steve Job le dit, c’est que c’est vrai non?

<h3>Balisage sémantique</h3>

Pour couronner le tout, on apprend que Google rémunèrerait Ad Block pour éviter le filtrage de ses publicités. Donc restez bien sages surtout. Ouvrez grands vos cookies. Pour Google, c’est simple, le cookie sert à :

  • Connaitre « la langue de prédilection »
  • « D’autres paramètres » en toute transparence
  • Mémoriser « les préférences de recherches »
  • « Accroître la pertinence des annonces »
  • « Compter les visiteurs d’une page » (tiens tiens)
  • « vous aider à vous inscrire à nos services »
  • « protéger vos données »

<h3>Balisage sémantique</h3>

Il faut s’arrêter sur ce point quand même. On se souviendra d’un Barcamp BH où visiblement les serveurs G-static dégueulaient toutes les données personnelles qu’on voulait.  Si l’on ajoute à cela le partenariat avec les services de renseignements fédéraux, c’est effectivement très rassurant. Ah oui, Prism… (une histoire ancienne dont on comprend mal l’inédit, il s’agit de la loi américaine, vous ne l’aviez pas lu ? Les backdoors sont obligatoires)

dsl j'ai pas la source

'ci Pierrot

Google a manifestement une approche formidable de la protection des données personnelles. A fortiori quand on voit plusieurs CNIL européennes lui adresser un ultimatum pour manque de transparence et infraction à  la loi.

Mais peu importe, il s’agit du « bien-être de l’utilisateur » …

Au fait, vous voulez que je vous raconte mon week-end ?

4 réflexions au sujet de « Google et la saturation de l’actualité »

  1. Pour ad’block, qui est activé chez moi sur Safari, il m’est impossible d’avoir accès à Google Analytics…. par contre, si je désactive ad’block, là j’y ai accès !
    Vous pensez que c’est un bug de Safari ?
    Pourtant, cela le fait aussi sur Chrome et sur FF pourvu qu’on y mette l’extension ad’block…
    Bravo GG, au moins toi, tu laisses les gens libres, c’est bien, c’est pas comme en Corée du Nord !

  2. Avec Google on est pas libre, on est juste en liberté surveillée. Après les Google Glass, moi je pense qu’ils vont nous sortir des bracelets électroniques pour cerveaux 😀

  3. Si Google classe ses actualités mais ne les fabriquent pas : la fabrique d’opinion est propre aux médias grands publics que l’on connait en France. Ce sont eux qui disposent d’un bon référencement et d’une visibilité exemplaire.

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