Jérôme Colombain: le journaliste résistant contre la dictature Google ?

Jérôme Colombain, c’est le monsieur « Nouvelles Technologies » de la station France Info, pour laquelle il anime également des « podcasts high tech » (dixit wikipédia). Le 17 février, monsieur high tech a signé un article de journaliste, un vrai, de vrai journaliste, intitulé Comment Google influence la presse en ligne par la tyrannie du référencement (SEO). Il y dénonce deux choses qui méritent quelques commentaires.

Tout d’abord le journaliste pourfend avec mesure une « véritable dictature », celle du SEO (Le SEO est un sport de combat). En second volet, Jérôme Colombain, décidément en verve, en vient à distinguer et à opposer les méchants qui gagnent de l’argent avec la publicité aux « médias réputés sérieux » en se demandant ce qui leur reste. Les pauvres…

 

La dictature-tyrannique du SEO selon Jérôme Colombain

Et oui, le capitalisme cognitif (L’Abeille et l’Economiste – Y. Moulier Boutang) est dominé par une seule société, Google, dont la situation hégémonique lui permet d’imposer ses oukases algorithmiques à toute velléité éditoriale en ligne. Scoop…

On aurait pu ajouter que cette société formate également le langage naturel (Google Suggest par exemple) pour favoriser la vente de mots clés catalogués par sa régie publicitaire Adwords, et que ce faisant, modeler le langage c’est aussi modeler la pensée… Passons.

Le contexte est dictatorial selon le journaliste, tyrannique. Dans sa manière de formuler cette profonde analyse, Colombain nous présente Google comme le dictateur et le SEO comme son bras armé. Aussi regrette-t-il un formatage des contenus qui ne laisse aucune place aux métaphores et aux jeux de mots, découvrant ainsi les limites des algorithmes californiens.

Rien ne l’empêche de produire les titres qu’il veut et d’acheter de l’audience via Google Adwords par exemple. Mais non. Rien ne l’empêche non plus de s’en tenir sans concession au papier comme le Canard Enchaîné qui n’a rien lâché et ne s’en porte pas plus mal. Mais non. Fallait-il qu’il soit servile mais tout en pleurant de bonne conscience.

Le SEO c’est la dictature on te dit. La question que se pose le journaliste est donc la suivante :

« Comment être visible sur les moteurs de recherche sans céder à la dictature du SEO ? »

N’ayant pas la réponse, il se plie lui-même dans son article à une optimisation en règle du contenu, de la balise title, des métadonnées et du balisage sémantique. Une manière de dénoncer la « dictature » en gardant le doigt sur la couture.

La lueur de lucidité (fiat lux) vient quand Colombain se demande si au final cette « dictature » n’est pas en réalité une « forme de démocratie ». Derrière l’apparente contradiction, il concède que le lectorat voulant lire de la merde, il lit donc la merde, la demande faisant loi (injonction à laquelle il semble offrir si facilement ses bonnes grâces).

L’ironie de l’histoire (et il n’y en a pas qu’une), c’est que la « dictature » Google a signé un partenariat avec l’école de journalisme de Sciences Po en 2011 et qu’entre autre, Google y dispense des cours de SEO…

 

L’argent contre la morale (et les « vrais » journalistes)

Le procureur Colombain achève son réquisitoire sur un tiers exclus banal: argent vs morale. Pour lui il y a deux groupes, deux mondes, faits d’un côté de bons journalistes désintéressés (forcément) et de l’autre les margoulins agités par une vénalité opportuniste.

« Certains sites, peu scrupuleux, n’hésitent pas à suivre en temps réel les mots-clés à la mode pour produire quantité d’articles sur ces sujets. Cela permet de  » faire du clic « , comme on dit, et de gagner de l’argent grâce à la publicité. Que reste-t-il aux médias réputés  » sérieux  » ? »

On doit donc comprendre que les « médias réputés sérieux » ne s’adonnent pas, eux, à des pratiques consistant à faire du clic pour vendre de la publicité. Et bien sur, ces « médias réputés sérieux » ne se livrent pas, eux, à des pratiques SEO extrêmes dont le seul objectif est de capter de l’audience pour la monétiser.

Médias réputés sérieux et trafiquants d’audience

Dissimuler (aux utilisateurs) des liens hypertextes (backlinks) dans un contenu pour renvoyer vers un site qui crache de la pub à gogo c’est sérieux ?

Tant mieux, car c’est le cas de lemonde.fr par exemple… (Et depuis un baïl, Sylvain en parlait déjà en 2011 –Ridiculise Google comme leMonde.fr-)

lemonde.fr toujours, très sérieux, qui mène une campagne de pur SEO sur les élections municipales en affichant des pages de 2008 dont le titre (balise <title>) est « Résultats élections municipales 2014 – Saint Benoît-d’Hébertot », c’est sérieux ?

On pourrait citer également lesechos.fr qui s’offre une solide liste de liens sortants un chouïa optimisés vers des partenaires à coups de « banque en ligne » (banques-en-ligne.fr) ou « mode homme » (rueducommerce.fr), etc. SEO dictateur mais pratique hein ?!

 

Outre que tous les sites d’information en ligne « réputés sérieux » ont des stratégies SEO avancées pour ne pas dire « high level » (salutations) tendance « black hat » (pratiques d’optimisations « interdites » par Google), ils sont loin de s’en contenter.

Ainsi liberation.fr a son propre site de rencontres (oui, ceux qui disent faire du journalisme).

Et le lefigaro.fr n’a-t-il pas  lui aussi étendu sa conquête du clic en lançant une plateforme de jeux en ligne ? Et si.

On passera sur nouvelobs.com qui a son propre site de vente en ligne (objets divers et mille conneries), ou lepoint.fr qui s’est diversifié dans les bagnoles ou le pinard.

Ah oui, et pour finir le tour d’horizon, leparisien.fr s’adonnant à un bon gros SEO qui tâche en footer de homepage vers des codes promo c’est pas classe ?

Mais que reste-t-il aux médias sérieux ? Non mais je vous le demande ! Du cul, des jeux, des promo, du fric, des chaussons, tout est bon…

Médias réputés sérieux : cadors de la monétisation et du SEO

Ah oui, les médias sérieux, eux, ne font pas d’analyse en temps réel sur les mots clés pour faire du clic à gogo…

Cela dit, ils (certains en tout cas) analysent en temps réel les pics d’audience et mobilisent les rédactions pour produire des articles à la pelle quand le sujet fonctionne. Non non, ça n’a rien à voir !

Outbrain, société spécialisée en liens sponsorisés, propriétaire de Visual Revenue équipe lemonde.fr de ses trackers n’est-ce pas ? Et c’est quoi Visual Revenue ? Hum ? Simplement des algorithmes d’analyse d’audience en temps réel qui optimisent le rendement des liens et des contenus…

Ainsi la stratégie éditoriale est orientée en fonction d’algorithmes qui indiquent les sujets susceptibles de générer le plus d’audience possible. C’est le cas de Chartbeat par exemple, qui équipe de nombreuses rédactions (lemonde.fr toujours, mais aussi nouvelobs.com, lexpress.fr, ou sud-ouest.fr pour la PQR avec Midi Media).

L’ampleur de l’hypocrisie est à la limite du quantifiable. Ces médias « réputés sérieux » sont eux-mêmes des agences SEO à la pointe de ce qui se fait en la matière. Ces médias sont tous la propriété de groupes qui sont aussi des régies publicitaires. Ces médias ont tous diversifié leurs services (jeux, rencontres, comparateurs, etc.). Ces médias sont tous dotés d’outils d’analyse en temps réel qui permettent d’augmenter l’audience et les clics.

Que reste-t-il aux médias réputés  » sérieux  » ? » Je vous le demande Monsieur Colombain ! Au passage il existe des journalistes pensant exactement le contraire

« La plupart des sites d’infos généralistes recherchent le clic car les revenus publicitaires dépendent de cela. LE CLIC ET LES CHIFFRES, LES CHIFFRES, LES CHIFFRES « 

Les média sérieux et leurs régies publicitaires

En réalité la captation d’audience est devenue depuis longtemps une « prédation d’audience », bataille dans laquelle sont engagés tous les médias d’information, y compris ceux (les « sérieux ») dont le gouvernement a obtenu qu’ils soient eux-mêmes subventionnés par Google (60 millions d’euros) histoire de boucler la boucle.

Dans ce cas-là on notera que les journalistes n’ont pas hurlé à la dictature Google, histoire de ne pas mordre la main qui les nourrissait n’est-ce pas ?

Google est bien le seigneur de l’audience et les médias les plus sérieux lui portent allégeance, c’est le cas par exemple de Sud-Ouest qui se targue d’un accord précurseur entre régies publicitaires. On pourrait parler également du Nouvel Observateur qui avait confié la totalité de sa publicité en ligne à Google de juillet 2013 à octobre 2013 avant de revenir dans le giron de la régie Audience Square.

Voici pour reprendre leur expression, les « marques media premium » que la régie se fait forte de commercialiser…

 

On pourrait objecter que fort heureusement, les médias d’information français « sérieux » n’ont pas les mêmes pratiques que Google. Dans le sens en tout cas où Google est une société qui permet de coter en bourse la vie privée (sans contrepartie) à hauteur de 1200 $ l’action environ.

Pour autant la société Audience Square utilise des technologies similaires, d’où la présence du tracker Ezakus sur l’ensemble de ces sites. Et que fait Ezakus ? Réponse d’Audience Square himself :

« la collecte, la qualification et la restitution de données à des fins de ciblage des internautes »

On commence à comprendre que les médias français, toujours sérieux, ont, comme Google, leurs régies publicitaires et, comme Google, leurs algorithmes avancés de datamining afin de pousser contenus et publicités d’après des analyses comportementales (donc intrusives). Certes on nous explique que là, la vie privée est protégée au motif (sophistique) du respect de l’anonymat… après le Greenwashing, le Privacywashing

 

Après le bout du nez de Jérôme Colombain

Il semblerait que le moralisateur ait éludé dans son analyse les conséquences mêmes d’une information « gratuite » (en apparence). Ce choix fait de la publicité la seule source de revenu viable. Elle fait donc aussi de l’information (capteur d’audience) un « produit marketing comme un autre » tel que le souligne Alain Weill dans la droite ligne du « temps de cerveau disponible » de Patrice Le Lay.

D’ailleurs la vieille dichotomie entre les notions d’information et de publicité a fait long feu. Les satrapes de la Sillicon Valley ont déclaré depuis longtemps l’abolition de cette frontière à la rentabilité douteuse (Cf. la publicité plus pertinente que l’information).

Premièrement parce que leur modèle économique est fondé sur la confusion entre publicité et information (Adwords et organique) –ars celare artem-.

Deuxièmement parce que c’est Google qui a déclaré officiellement l’absence de différence ontologique entre les deux notions.

L’industrie de la recherche d’information est dominée par un modèle économique que Google partage avec l’ensemble des médias français, y compris les plus sérieux, la vente de publicité. Faire croire qu’il y aurait d’un côté le dictateur Google et de l’autre les gentils médias franchouillards ne relève pas uniquement d’un manichéisme infantile mais surtout d’une hypocrisie corporatiste qui masque la réalité publicitaire.

Google, le seul problème ?

Si Jérôme Colombain avait attendu quelques jours avant de sortir son réquisitoire il aurait peut-être enrichi son angle d’approche. La même semaine L’Expansion et Slate s’inquiètent d’une nouvelle tendance.

L’audience américaine proviendrait dorénavant plus de Facebook que de Google

Il est déjà reproché que sur Facebook, l’information n’informe pas et nourrit uniquement l’émotion. Encore pire que Google !

Car cette « pornographie émotionnelle » exsudée dans les timeline se présente comme une « formidable arène d’exhibitionnisme masturbatoire » (Ippolita – J’aime pas Facebook) dans laquelle l’information n’est qu’une langue de chat dissoute par la cyber-compote des affects.

A quand un article nostalgique sur Google qui garantissait (au moins) une certaine qualité de l’audience pour l’information, la vraie ?

Résumé

Alors si on récapitule. Les médias sont comme Google, ils vendent de la publicité via leurs régies publicitaires en installant des trackers qui analysent les comportements. Les médias sont comme Google, des machines à capter de l’audience et générer du clic. Les médias pratiquent un SEO avancé et agressif, d’ailleurs ce dernier est enseigné par Google à l’école de journalisme de Sciences Po. Mais à part ça, il faudrait pousser des cris d’orfraie contre la dictature du SEO et les sites cupides dont la finalité est de capter de l’audience, et les opposer aux « médias sérieux » qui font du journalisme.

Bref, à ce bal de faux-cul, l’entrée est gratuite du moment que vous consommez de la publicité.

 

50 réflexions au sujet de « Jérôme Colombain: le journaliste résistant contre la dictature Google ? »

  1. Bonjour,

    Sans vouloir être désagréable, je n’ai rien compris à ce que vous essayez de démontrer dans votre très long papier. Pourtant, vous occupez bien plus d’espace ici que moi avec ma toute petite chronique de 2′ qui oblige à la concision et aux formules directes 😉

    Pourquoi parler de « réquisitoire » alors que je me contente de mettre le doigt sur quelques faits saillants ? Il n’y a aucun jugement dans mon papier à part celui que vous croyez y voir. Au contraire, j’essaye de faire état de tous les points de vue. Réécoutez bien ce que je dis (car il s’agit bien d’une chronique audio où les intonations ont leur importance).

    Cela dit, n’est-il pas exact que certains sites n’existent que par et pour Google en ayant le nez fixé sur les trend topics ? Vous devez certainement, comme moi, en connaître… Ce n’est pas un jugement, c’est un fait. Quant à la notion de « média sérieux », c’est juste une formule pour qualifier notamment le média de service public auquel j’appartiens qui n’a pas d’impératifs commerciaux mais doit bien lui aussi jouer aussi à ce petit jeu du référencement pour exister.

    Vaste débat que je suis content d’avoir ouvert…

    Cordialement,
    JC

    • Bonjour
      Sans être désagréable à mon tour, je suis certain que la démonstration est accessible (surtout à un esprit comme le votre) dès lors qu’on lise avec attention. Vous êtes convié à partager cet espace, ce que vous faites et je vous en remercie, même si nous devons être très loin de votre audience.

      Sauf votre respect, parler de « dictature du seo » est un jugement. Et je ne vous reprocherais que de ne pas vouloir l’assumer. Car les mots, (malgré la facilité des formules omnipotentes nourrissant le consumérisme informationnel), ont un sens, une portée, des références. Vous savez comme moi ce qu’est une « dictature » n’est-ce pas ? tyrannie, régime totalitaire, etc.

      Il est exact que certains sites n’existent que pour monétiser de l’audience. C’est le cas de tous les médias français qui ont (tout comme les sites les moins recommandables) « le nez fixé sur les trend topics ». Ainsi ceux que vous dites « peu scrupuleux » revient à désigner l’ensemble de vos confères travaillant dans les médias privés. C’est assez confortable quand on est rémunéré par la collecte d’impôts qui permet de se passer d’objectifs commerciaux.

      Vous démontrez que même sans astreinte commerciale, vous avez besoin, comme les autres, et comme tout média, de capter de l’audience. Monétisé ou non, c’est le principe d’un média. Dès lors vous n’êtes pas exonéré de cette problématique au prétexte d’être rémunéré par les impôts, mais qui cela pourrait-il bien étonner ???

      Il de fait difficile d’accuser d’un côté les règles d’acquisition de cette audience tout en les appliquant à le lettre non ?

      C’est en effet un vaste débat, passionnant et essentiel, ouvert depuis longue date, bien avant ce 17 février 2014 ne vous en déplaise, mais qu’il est important de poursuivre par votre voix et votre plume sur une chaîne de service public. Donc en toute sincérité merci, nos désaccords ayant au moins le mérite d’être fondés et partageables.

  2. Superbe article qui tape juste. Mais qui parmi les « médias sérieux » va oser parler contre la main qui le nourrit ? On pourrait aussi parler des sites mode et tendances largement occupés par des groupes de presse qui inondent leurs pages crowdsourcées de pubs bien intrusives, ou encore ce media avec l’acronyme de 3 lettres qui teste toutes les formules pour maximiser le ROI (pub vidéo obligatoire avant chaque article, ouverture popup publicitaire dès que tu cliques hors de la zone principale pour justement fermer cette vidéo, lien « passer la pub » qui emmène l’internaute directement sur le site de l’annonceur, etc)

    Le cynisme à son paroxysme, comme si après avoir gémi pendant 14 ans que l’internet tuait la presse papier, les média traditionnels avaient investi le web en usant de toutes les techniques les plus contestables…

    • Merci de les rappeler, il y aurait également tout un dossier à faire sur l’ergonomie marketing et la manipulation de l’expérience utilisateur qui frise l’indécence pour ne pas dire plus.

  3. Bah… Reconnaissez qu’il y a bien une « dictature » (c’est une image, bien entendu) du SEO aujourd’hui, non ? Ce n’est ni bien ni mal, c’est un fait. Je n’ai rien dit d’autre dans ma chronique.

    « Rémunéré par les impôts », so what ? Ah, la vieille attaque qui n’en n’est pas une ! J’ai le plus profond respect pour les grands médias privés (un peu moins pour les officines de seconde zone pendues aux trend topics… Suivez mon regard…).

    En revanche, un truc m’échappe… Qui êtes-vous derrière votre pseudo pour vous sentir autant concerné et où sommes-nous ici exactement ? Suis-je tombé dans le repère secret de la grande confrérie des référenceurs ?

    Merci
    JC

    • Si vous lisiez un peu ce blog (ce dont je doute), vous verriez que les articles sur Google ne vont pas dans un sens divergent du votre sur le fond.
      Je ne partage pas votre conclusion seo = dictature, car le libre arbitre et votre liberté d’expression ne vous sont pas contestés, c’est donc UN CHOIX (en connaissance de cause par surcroît). Se plaindre d’une soit-disant « dictature » que l’on nourrit soi-même librement est un peu hypocrite, convenez-en au moins.
      C’est vous qui avez évoqué l’absence de pression commerciale grâce au fait d’être un service public ! En soi il n’y aucun reproche à faire à ça, aucun. Mais charger les confrères qui sont contraints de vendre leurs clics pour faire leur métier, c’est un peu confortable non?
      Et bien, si vous respectez les grands médias, privés, sachez (et assumez) qu’ils ont le même modèle économique que Google et fonctionnent comme ce dernier, en vendant de la publicité avec comme produit d’appel ce qu’on appelle de « l’information ». D’où un ADN commun qui les rapproche dans le fonctionnement marketing, l’intrusion dans la vie privée, le partenariat avec une école de journalisme ou le partage de leurs régies publicitaires. Et après c’est toujours une dictature ???
      Je me sens concerné en tant que citoyen parce que je pense que l’information est un pilier de la démocratie et que les journalistes font partie de sa condition de possibilité. Or aujourd’hui, en ayant choisi comme modèle dominant la publicité, il faut en supporter toutes les dérives, y compris les plus toxiques pour la qualité de l’information (et donc la santé de la démocratie). Les médias d’information (je pense) sont enfermés actuellement dans un système techno-populiste chapeauté par un marketing tout puissant qui nuit à la préservation de la vigueur démocratique.
      Quant à qui je suis (on s’en fout mais puisque vous vous en souciez), j’ai décidé d’exercer mon droit à l’intimité que me refuse un moteur de recherche en n’associant pas mon état civil à ces écrits. Si vous voulez me connaitre, je suis à votre disposition.
      Et n’ayez crainte, les SEO ne sont pas plus corporatistes que les journalistes. Aussi pouvez-vous tenter de jeter du discrédit sur cette profession en la raillant de « confrérie », mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité !

  4. Pour avoir tenté de former des journalistes et en côtoyer régulièrement lors de prestations, c’est clair qu’on sent être en milieu hostile.
    Je me souviens aussi avoir vu passer un sondage en Angleterre où les journalistes donnaient les SEOs qui demandaient des liens avec ancres comme une source majeure de stress.

    Pour rebondir sur le sujet, le pompon de cette farce revient au New York Times, fleuron de la presse mondiale, qui était aussi propriétaire du fleuron des fermes de contenu avec About.com.

    Encore je veux bien pour un journaliste qui traite autre chose que le tek, mais Mr. Colombain pourrait avoir un peu les yeux en face des trous pour ce qui concerne la réalité. J’avoue être plutôt sur le cul par ses propos.

    • J’en ai aussi été étonné, mais à la lecture du niveau des commentaires du journaliste tout s’éclaire…

    • Oui c’est un droit que de refuser d’être indexé à vie dans un moteur de recherche sans pouvoir rien y faire. Ca me rappelle un débat sur le « pseudonymat » et le web très argumenté par Maître Eolas. Après vous avez aussi le droit de vous ranger dans la croisade du Sénateur Masson (elle a échoué) contre l’anonymat sur internet (http://www.zdnet.fr/actualites/le-senateur-masson-demande-a-nouveau-la-levee-de-l-anonymat-sur-les-blogs-39787100.htm).
      Il est intéressant que vous ayez décidé d’esquiver toute réponse argumentée pour préférer jouer à « c’est-çui-qui-dit-qui-l’est ». En l’absence d’argument valable il eut été préférable de choisir le silence au ridicule.

  5. OK je vois mieux à qui j’ai affaire. C’est le club des donneurs de leçons anonymes, attaques ad hominem comprises et réflexions méprisantes en prime. Pardon de m’être exprimé ici par erreur. Bonne continuation.

    • Mr. Colombain,

      Coucou, je ne suis pas anonyme ! Moi aussi j’existe 😀 Vous pouvez me googler toussa.
      Si on s’entend bien, je vous donne même la plaque d’immatriculation de la caisse de PapySpinning pour lui crever les pneus.

      Sinon, puisque vous semblez ouvert, je veux bien prendre sur mon temps de sale spammeur capitaliste pour vous expliquer calmement de quoi il s’agit exactement. Je ne dis pas que tout est faux dans vos propos, mais c’est biaisé ou plutôt mal informé.
      On ne va pas faire ça par commentaire de blog par contre. J’attends votre mail ou coup de fil.
      Vous savez où me trouver.

  6. Je pense que me traiter, sur ce site, d’anonyme, va faire rire tout le monde 🙂
    Ne venez pas miauler des conséquences après vos sorties sur la confrérie des SEO et un anonymat qui étaient totalement hors sujet. Vous ne pouvez pas commencer par mépriser l’autre puis venir pleurer quand ce mépris vous rattrape.
    Ca en dit long…

    Bon vent

  7. Pour ma part, je suis assez d’accord avec le fond de l’article de Jérôme Colombain. Je pense que Google sclérose l’info, il existe en effet une dictature du mot-clé et je suis bien placé pour en parler comme toi Papy, ou Laurent.

    En revanche, j’ai du mal à trouver les médias soi-disant « sérieux ». Mon exemple avec Le Monde le démontrait suffisamment. Tous le monde est visiblement ravi d’aller bouffer dans la gamelle.

    A côté de cela, je suis Médiapart car j’ai l’impression d’y trouver des articles de fond avec un vrai boulot d’investigation, et visiblement grâce à cette manière de travailler, ils ont l’air de trouver des lecteurs sans trop se préoccuper de Google. Je pense donc que de « vrais » journalistes (pas ceux qui copient/collent les dépêches Reuters) peuvent faire sans. En ce sens Monsieur Colombain, je crois que la vraie qualité peut éviter la dictature dont vous parlez. Mais bon, c’est sur, il faut bosser…

    ps : on sait aussi où me trouver 🙂

    + 1 pour cet article.

    • Dictature du mot clef ?
      C’est bon pour ceux qui font du réf à la papa.
      Etre d’accord avec un article aussi réducteur fait l’impasse sur une énorme partie du spectre de compétences d’un référenceur.
      Après, si ton taf c’est l’opti du titre et les inscriptions annuaires, alors je comprends.
      Désolé mais la présence sur un mot clef dans les résultats de recherche Google n’est qu’un vecteur et ne représente absolument pas tous les enjeux de visibilité que je tacle avec mes clients.

      • @ Laurent
        Bien sur que la visibilité ne se limite pas à cela, nous sommes d’accord. Mais ce n’est pas le sujet de fond qui est de rendre visible un article.

        Aujourd’hui, la presse qui veut être visible, notamment sur Google news, est obligée de traiter les sujets du moment. Si elle fait de vrais articles intéressants mais qui ne sont pas dans les trend, sa visibilité sera moindre.
        Google impose donc une véritable dictature de l’info, c’est en ce sens que je rejoins l’article. Et malgré tout, les titres auront une importance extrème dans la visibilité.

        Virginie a même eu la confirmation verbale http://www.cafe-referencement.com/recherche-universelle/google-actualites-recherche-universelle/google-actualites-quoi-de-neuf-en-2014-982

        • La presse est encore en train de se regarder le nombril à essayer de comprendre ce qu’est internet.
          Je n’ai pas d’état d’âme pour des gens qui n’arrivent même pas à monétiser le trafic gratos qu’envoie GG News et encore moins pour ceux qui veulent être dans l’outil et ne savent pas s’en servir.
          Le seul avantage qu’il reste est la sacro-sainte carte de presse car il y a des blogueurs bien plus intéressants que les journalistes sur des sujets identiques.

          Sylvain, ne fais pas l’anguille car tu dis noir sur blanc que tu es « assez d’accord avec le fond de l’article de Jérôme Colombain ».
          D’où vient ce mélange de SEO et Google News que tu sors en faisant une pirouette ?
          Où tu lis que l’article parle de GG News ?
          T’es d’accord avec l’article, alors assume jusqu’au bout et n’essaye pas t’en sortir en faisant la girouette.

          • L’anguille ? Je l’ai dit, je suis d’accord et j’ajoute même avec quasiment tout l’article.

            Extrait des points sur lesquels je suis 100% d’accord :

            1 -« Les médias sur Internet sont de plus en plus dépendants du moteur de recherche Google et la tyrannie du référencement influence même le contenu des articles »

            2 – « Pour être sûr de figurer en bonne place, parmi les 3 ou 5 premières réponses dans un moteur de recherche lorsqu’un internaute lance une requête, on en vient à formater soigneusement chaque article et chaque titre en fonction des désirs de l’ogre Google. »

            3- les titres « formules » chers à Libération ou à L’Equipe sont à proscrire car Google n’a aucun sens de l’humour ni aucun second degré. Il est incapable de savoir qu’un beau jeu de mot peut cacher une information importante. Les articles mal titrés ont moins de chances que les autres d’être lus par les internautes »

            Et d’autres choses, mais je ne vais pas faire un copier/coller complet.

            Bref, qu’ils y comprennent ou pas grand chose, la visibilité des médias est impacté par l’algo.

            Et sinon, quand on parle de presse, Google news est tout de même un vecteur de trafic important, non ?

            Ensuite, je ne suis pas d’accord sur le passage des journalistes sérieux. Soit parce que leur journal fait tout pour aller manger dans la gamelle comme je l’ai dit et même démontré avecmon exemple du Baume. Soit parce qu’ils sont loin de faire tous un boulot sérieux. En ce sens je rejoins complètement ton commentaire blogueur/journaliste. Et ce passage qui me gêne dans l’atricle de Mr Colombain, ce discours m’énerve.

            Et j’en profite donc pour répondre à Papy, je crois que si on se limite à Google comme source d’info, on passe à côté de beaucoup de choses. Je crois que l’algo limite tellement la visibilité de certaines sources qu’elles en deviennent quasiment inexistantes. Alors bien sûr, je ne suis pas certain d’avoir les mêmes centres d’intérêt que ceux qui s’intéressent aux Cht’is à Las Vegas (ou un truc du genre) et je fais donc peut-être partie d’une minorité qui doit se casser la tête à chercher plutôt que de manger la soupe servie toute prête. Et donc sur ce point, je trouve que Google est réducteur.

            Après, que la presse ait des souci de monétisation et à quelques exceptions près ne trouve pas de modèle économique pour survivre sans Google est en effet certainement un sujet plus profond difficile a traiter dans un commentaire, mais tu l’as très bien fait sur ton blog si je me souviens bien, tout comme moi partiellement.

    • Sylvain c’est sur la sclérose de l’info par Google que j’ai un doute. En tout cas ça supporterait des éléments complémentaires.
      Google est un intermédiaire mécanique (donc configuré par l’homme) entre une offre et une demande toutes deux humaines.
      D’une côté la demande trouve un service gratuit qui semble la satisfaire (gratuité en échange de vie privée ça semble coller). De l’autre l’offre n’a qu’à se soucier que d’un canal d’audience principal (et qui la subventionne en plus).
      Aussi j’étendrais le problème de la sclérose (pour reprendre ton terme) également à celui qui jouit de l’info qu’à celui qui la produit. C’est une relation ternaire dans laquelle Google ne peut être tenu pour seul responsable.

      • Au final, la presse fait en beaucoup moins efficace ce qu’on fait les fermes de contenu.
        C’est triste.

        J’ai comme client un champion très reconnu dans son sport. Il est désormais ex-journaliste puisque le magazine pour lequel il bossait a fermé.
        On démarre son propre projet web. C’est garanti qu’il va cartonner. En plus, il gagnera bien plus qu’en étant journaliste et surtout pas en subissant une prétendue dictature du mot clef Google.

  8. Un article sacrément argumenté et des commentaires qui invitent au débat, ça fait plaisir. Le profil de liens et les techniques SEO utilisées par ces « grands médias » ne sont étrangement pas sanctionné par les algorithmes de Google… c’est étrange car n’importe quel site qui ferait de même se retrouverai rapidement blacklisté. Ca rejoint cet article sur le 2 poids / 2 mesures http://www.htitipi.com/blog/comparateurs-et-google.html

    • Merci…
      Difficile de subventionner la presse en ligne à hauteur de 60 millions d’euros et ensuite l’épingler pour « non respect des Guideline »…
      Car au final le grand gagnant reste Google bien sur !

  9. Juste,
    Histoire que Mr Colombain de Fr info comprenne : SEO =/ Google …
    Aussi, ces titres dont vous parlez ne sont pas des mot clés que google aime : juste ceux qui sont tapés par les internautes #TahtsWhy
    Ensuite, si vous êtes un média qualitatif : ce que je pense, vous n’avez pas à vous soucier de ça, vous avez une audience, à vous de la gérer au mieux 😉

  10. Superbe article, phrase de conclusion onirique et décidément la fracture numérique se niche dans des lieux où on l’attendrait pas.
    Pas simple de renouveler les grilles de lecture…

  11. @Sylvain :

    1/ j’ai décidé en 2009, lorsque je suis passé sous le blog actuel, que je ne dépendrai plus de Google. Tout comme toi, nous avons trouvé des solutions pour ne plus être Google dépendant.
    Ceux qui sont dans ce pétrin sont peut-être à plaindre, mais lorsqu’ils ouvrent le bec pour déblatérer des conneries je dis non.
    Qu’ils se sortent le doigt du fion au lieu de se plaindre. Comme dit Papy, Google n’est pas le problème.

    2/ si tout ce que la presse a trouvé est de se transformer en ferme de contenu ou mfa, que veux tu ajouter ?
    Ce n’est pas faute de solutions pour sortir de cette marche en avant vers le précipice.

    3/ Dans ma formation sur la rédaction web, j’explique comment faire un titre incitatif et informatif.
    Cela dit, cette remarque confirme tout à fait que la presse n’a même pas encore compris internet. Cela suffit de faire un copier coller d’un titre « papier » sur le web ? Encore une fois, ils n’ont pas compris le web (ni même internet en général – d’ailleurs est-ce qu’ils connaissent la différence entre web et internet ?)

    Google comme source d’info unique est bien évidemment un danger et je suis totalement contre tout ce qui évoque la pensée unique (zut c’est un concept érigé par un journaliste que je cite).
    Sauf que c’est un raisonnement français. Google n’est pas le maître du search partout.

  12. Pourquoi refuser d’admettre que le SEO est le bras armé d’une dictature ?

    « La dictature désigne un régime politique dans lequel une personne ou un groupe de personnes exercent tous les pouvoirs de façon absolue, sans qu’aucune loi ou institution ne les limite »

    Cela ressemble beaucoup à ce que nous inflige Google sur internet aujourd’hui non ?

    Même si pour vous ce n’est pas le cas, c’est en tout cas le ressentie de ce journaliste et franchement, je ne vois pas comment lui donner tort.

    • Ce blog relaie largement l’idée qui tend à dénoncer le monopole de Google (depuis assez longtemps maintenant), ce n’est pas exactement le sujet. Cela a (déjà) été traité en commentaires par ailleurs.
      Et ce que Google « nous inflige », c’est ce que nous nous infligeons à nous-mêmes. Personne ne vous force à l’utiliser ni à optimiser vos title, donc ce n’est pas un régime totalitaire (totalisant oui mais pas totalitaire). Un scoop ? Vous êtes libre de faire des jeux de mots en title et d’utiliser Duck Duck Go 🙂
      Par ailleurs, les nombreux procès passés et en cours montrent que Google ne fait pas la loi mais s’y frotte en l’outrepassant trop souvent.

  13. Bon, je suis globalement d’accord avec l’article.

    Mais j’y suis allé avec énormément de pincette, dès la deuxième ligne où je n’ai pas compris pourquoi il fallait à tout prix que tu marques la suspicion au sujet des podcasts High Tech (oui, oui) de Jérôme Colombain.

    Il a co-animé durant plusieurs années toutes les vidéos (de qualité AMHA) du site lachainetechno.tv, dans ce contexte il a également réalisé des interviews (un peu moins bonne, mais les invités n’étaient pas toujours très bons non plus, Cf. le directeur financier de Qwant qui n’avait de toute évidence aucune notion de ce qu’est le Web) et surtout des tests de produit.

    Depuis, la chaîne de podcasts a été avalé par 01net, lequel (un peu à l’image de ce qu’il a fait avec le rachat du mag papier Micro Hebdo) en a fait une bouillie infâme. Peut-être effleure-t-on là ce que Jérôme dénonce en réalité.

    Donc OK, avec 99% de l’article, mais l’entamer en préjugeant de ses capacités à réaliser un podcast high tech de qualité, c’est un peu léger, et digne des journalistes que tu critiques.

    • Il n’y a aucune suspicion concernant les podcast, aucune. Il s’agissait juste de situer les activités du journaliste. Je ne comprends d’ailleurs pas très bien où tu as pu la moindre « suspicion » dans ces lignes là.

      • « il anime également des « podcasts high tech » (dixit wikipédia) »

        Il m’a semblé que l’usage des guillemets n’était pas vraiment anodin : le principe du podcast n’est pas tellement mystérieux de nos jours, et le fait qu’il y soit question de high tech est à peu près tout ce qu’il y a de plus « tarte à la crème » dans ce mode de communication. Par ailleurs, le fait de préciser « dixit wikipedia » semblait une manière non anodine d’enfoncer le clou. Pour moi, soit tu n’étais pas à l’aise avec la notion de podcast, soit tu n’étais pas à l’aise avec l’idée qu’il en fasse (et par conséquent, qu’il soit nécessaire de le préciser sur une fiche wikipedia mettant ce point en avant). Bref, je ne suis pas convaincu d’être le seul à l’avoir ressenti tel quel : prendre autant de précaution sur un truc à la fois anodin et avéré m’a semblé de mauvaise augure pour la crédibilité du reste de l’article. 😉

        • Pourtant pas du tout, mais s’agissant de références factuelles, c’était de la stricte prudence pour ne pas risquer avancer des faits erronés. Il s’agissait simplement de présenter les activités du journalisme, vraiment.

  14. Bonjour,

    Je reviens poster un petit message car je trouve étonnante cette discussion que je surveille du coin de l’oeil. Dans cette chronique, j’ai seulement voulu souligner avec ironie le fait que les impératifs du référencement influent sur la manière dont les journalistes doivent choisir leurs titres et formater leurs textes. Uniquement cela. Je ne mène aucun combat et il ne s’agit nullement d’un réquisitoire. Cette chronique a été mal comprise et interprétée de travers pour servir un argumentaire sur les rapports entre Google et la presse visiblement sous-tendu par une idéologie. Je regrette de me trouver pris à partie nommément par quelqu’un qui, lui, se cache derrière un pseudonyme. Je trouve cela très inélégant. La conclusion de l’article est insultante (et toujours anonyme). Sur le fond, je suis convaincu que les médias ont évidemment besoin du SEO et je ne trouve pas choquant qu’ils se rapprochent de Google pour comprendre comment cela fonctionne. Ami internaute qui passe par là ne te laisse pas abuser.

    JC

    • Donc pour parler de l’influence du SEO sur les usages éditoriaux, vous parlez de tyrannie et de dictature. Par ironie… (car au fond c’est un « besoin »).
      Et tout cela est fort « élégant » et totalement dénué « d’idéologie »…

      Je défendrais toujours l’anonymat en ligne, c’est un droit important contre le fichage abusif actuel et une protection de la liberté d’expression dans d’autres cas. Mais je ne le suis même pas sur ce site, mon état civil est entièrement décliné dans les balises title… C’est dommage pour un journaliste d’accuser à tort et de ne pas respecter les faits, et encore les faits. Qui est l’idéologue M. Colombain ?

    • Je viens d’écouter à nouveau votre chronique.
      Vos commentaires s’enfoncent toujours plus dans le déni et l’absurde.
      Pourtant, c’était très simple pour désactiver le clash dès le départ.
      Petite leçon gratuite d’eréputation : MEA CULPA.

      Il y a plusieurs propositions concrètes ici pour discuter autrement qu’en commentaire, mais vous les ignorez.
      2 options :
      1/ On s’en tape et ça va se tasser tout seul.
      2/ On s’énerve et le bruit va s’amplifier. Se fâcher avec la tribu SEO n’est pas un bon choix pour avoir une carte de visite propre sur votre identité virtuelle.

  15. Je suis un pil en retard mais je suis plutot d’accord avec Papy pour le coup – que l’info soit sclérosé par le business ce n’est pas nouveau et le fait que la « presse » suive sur internet n’est qu’une suite logique des dérives qu’on peut déja voir a la télévision (et la on ne voit personne pour venir parler de dictature des régies de pub?)

    Quand a l’hyppocrisie des journaleux – on en a déja eu un bel exemple lors de leur depot de projet de loi en Octobre 2012 et dont je parlais sur le mien de blog – http://lemusclereferencement.com/2012/10/19/ce-que-je-dirais-a-la-presse-francaise-si-je-mappelais-serguei-brin/

    • Rien de nouveau sous le soleil en effet mais que l’on ne nous demande pas de prendre des oeufs de lompe pour du caviar. Pour commencer ce serait pas mal.

  16. Aah bravo Pappy pour le temps investi dans cet article.

    J’avais eu la même réaction en voyant passer ce sujet … mais je n’aurai jamais eu le temps de produire un article aussi long sur l’hypocrisie (ou l’inconscience allez savoir à lire les commentaire de Mr Colombain on peut se demander ce qui se passe).

    Et il y a surtout cette confusion toujours entretenue entre un moyen et une finalité … s’il cible certains mots-clés c’est qu’il veut toucher le public qui va chercher son contenu de cette façon là.

    Pourquoi toujours tirer sur le messager …

  17. Moi j’ai juste une petite remarque très personnelle

    Je me désole de penser que mon père auditeur fidèle de votre radio et de votre chronique ne retienne de mon métier que cette mise en avant négative.

    Oui je sais je suis un peu « grande » pour cela 🙂 mais l’avis de papa ca compte à tous les âges !

  18. Excellent article !
    Je te rejoins sur le fond, nombreux sont les médias dits « sérieux » qui en fait « bourrinent ». Ceci dit, il ne faut pas généraliser.

    Merci également aux commentaires également, très instructif et qui ouvrent l’esprit sur certains aspects.

  19. J’arrive bien tard, mais quel article ! Et quel déchaînement de passions à travers vos commentaires à tous ! Le monde du SEO est bouillonnant et ça fait plaisir. Pour avoir assisté à la formation de Laurent Bourrelly, je vois où il veut en venir dans ses propos et je suis assez d’accord.

    Maintenant, je trouve hypocrite à mon sens qu’un journaliste se plaigne du joug imposé par Google alors qu’un accord a bel et bien été trouvé en début d’année dernière entre les éditeurs de presse française et le moteur de recherche. J’en veux pour preuve cette déclaration dans Le Figaro : « L’accord repose sur deux pieds. Tout d’abord, un accord commercial optionnel d’une durée de cinq ans permettra aux éditeurs d’utiliser toutes les plateformes numériques de Google à des conditions attractives. L’autre point est la création d’un fonds pour l’innovation de la presse numérique doté de 60 millions d’euros par Google. Ce fonds financera des projets destinés à faciliter la transition vers le numérique de la presse d’information politique et générale. »

    Je rappelle également que la presse française avait demandé à Google de payer pour la mise en avant des articles dans Google Actualités. Un comble ! On vous donne de la visibilité gratuite et vous vous tirez une balle dans le pied…

    Enfin, il est important d’ajouter une chose : la France compte parmi les pays d’Europe qui aident le plus leur presse papier. Plus d’1 milliard d’euros par an. Vous pouvez lire l’article à cette adresse : http://www.telerama.fr/medias/michel-franceix-la-france-est-le-pays-en-europe-qui-aide-le-plus-sa-presse,88740.php

    Je crois que le journalisme français est à l’image de notre système éducatif, à savoir sur le déclin. Les patrons de presse sont comme les ours blancs sur la banquise, sur le déclin par manque d’adaptation. Je ne dis pas que je suis d’accord avec les changements qui se produisent et la mainmise de Google sur l’information, mais, en vérité, ce monopole nous oblige tous à trouver des moyens d’exister et donc, à nous dépasser, ce qui ne semble pas arranger les affaires de la presse et des médias traditionnels. Mais, pour ce que je pense des médias, ce n’est pas moi qui vais pleurer.

  20. j’aime beaucoup votre article 🙂
    Je suis entièrement d’accord avec Jérôme Colombain dans son opinion vis à vis Google.J’ai aussi un beau titre  » Google nous gâche la vie  » ou Google le bête noir de SEO
    Que pensez vous ?

  21. Je suis d’accord avec Jérôme, Google est dictature.Pas de transparence chez google qui paye plus apparaitre en avant surtout j’ai remarqué ça dans le domaine de recherche très concurrentiel comme le voyage, l’immobilier,..

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