La CNIL s’offre un backlink royal sur la homepage de Google

Chacun sait à quel point une publicité sur la homepage de Google serait dispendieuse. Avec plus de 40 millions de visiteurs en France par mois, on vous laisse faire le calcul. On savait que Google avait déjà étudié la question mais s’ensuivait un problème d’image et de crédibilité. Las, Google vient de franchir le pas et honore d’un backlink de luxe la Commission Nationale de l’Informatique et des Libertés (pas d’ancre et petit contexte sémantique, que du naturel). Enfin, si la CNIL ne se prend pas Pingouin c’est un joli coup…

Bref, les mauvaises langues diront que c’est une contrainte de la CNIL qui vient de condamner Google à la somme exorbitante de 150 000 euros, ce qui représente environ 1/10000ème du chiffre d’affaire (non officiel) réalisé en France en 2013. A l’échelle d’une société d’une société qui réaliserait un CA de 500 000 euros, l’amende correspondrait à 50 euros. Pas de quoi rabioter sur les tickets resto…

Roulement de tambour….

google-condamnation-cnil-150000-euros-fevrier-2014

Mais alors c’est à n’y plus rien comprendre. Et oui, souvenez-vous

D’ailleurs la CNIL reproche à Google son utilisation des cookies, pourtant Google dit bien qu’ils servent l’intérêt de l’utilisateur en « assurant le bon fonctionnement » de leurs services ?

Pour la forme voici précisément le motif de la décision et les griefs valant cette si lourde sanction (source):

  • La société n’informe pas suffisamment ses utilisateurs des conditions et finalités de traitement de leurs données personnelles. De ce fait, ils ne peuvent comprendre, ni les finalités de la collecte, celles-ci n’étant pas déterminées comme l’exige la loi, ni l’ampleur des données collectées à travers les différents services. Par conséquent, ils ne sont pas mis en mesure d’exercer leurs droits, notamment d’accès, d’opposition ou d’effacement.
  • La société ne respecte pas les obligations qui lui incombent d’obtenir le consentement des utilisateurs préalablement au dépôt de cookies sur leurs terminaux.
  • Elle ne fixe pas de durées de conservation pour l’ensemble des données qu’elle traite.
  • Elle s’autorise enfin, sans base légale, à procéder à la combinaison de l’intégralité des données qu’elle collecte sur les utilisateurs à travers l’ensemble de ses services.

C’est ballot car ce que reproche la CNIL à Google au travers de ces 4 griefs, au fond, c’est d’être Google.

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