Le Pandaranol est un sport de combat

Alors que la fin du E-G8 épouse les volontés de ceux qui ont intérêt à transformer internet en supermarché breveté et capitonné, passant d’un minitel 2.0 à, concernant la France et sa lutte de haute tenue contre les « pédo-nazis-pirates », un vaste www.local-area-network.gouv.fr

Alors que le CSA vient d’interdire (calendrier électoral oblige) de prononcer le nom des réseaux sociaux à la télévision et que Barak Obama vient de propulser conseiller de la Maison Blanche le CEO de Twitter…

Alors que des (pas Kriisiis) tocards– avec-des-followers [Community Manager] s’improvisent en pape de la fabrique de l’opinion pour soi-disant générer un chiffre d’affaire qu’ils ne savent même pas mesurer à l’inverse cependant de leur propre rémunération

Alors qu’arrive l’algorithme de Google spécialement bâti pour écraser la concurrence en faisant mine « d’améliorer la qualité des contenus » [Définition –> #404] tout en avouant avoir trafiqué les résultats de recherches à la main…

… pendant ce temps là, dans la petite et lointaine galaxie #Pandaranol, la bataille fait rage.

C’est certainement le concours de spam SEO français le plus intéressant des derniers mois.

To tweet or not to tweet, #pandaranol mon amour

Puisqu’il fallait faire dans le social et suivre la mode du « j’aime/j’aime pas » consacrant la versatilité d’une opinion aussi capricieuse que superficielle, Google nous l’inflige dans les SERPs.

Aussi à ma connaissance, c’est bien la première fois qu’en SEO, une compétition prend à bras le corps le problème et s’appuie autant sur les « nofollow » des réseaux sociaux.

Il serait intéressant dans leur débrief, que les participants qui ont largement utilisé cette carte nous fassent part de leur résultats et analyses.

Qu’auront-ils réellement gagné, selon eux, dans leurs ranking éphémère (5 semaines) à brasser du social, leurs réponses seront surement très enrichissantes.

BH vs WH sur fond de Nuit du Chasseur

« Love & Hate », quelle main veux-tu ? Le retour sur expérience des WH agrégés pour résister aux blasts les plus ravageurs de snipers solitaires sera aussi très instructif. Fait-on le poids à 13 blancs manteaux contre un seul corbeau noir ?

Le retour sur expérience des WH sera passionnant d’autant que parmi eux s’est glissé un « mouton noir » reconverti en madone virginale de la moralité googelienne… Le temps de prendre des notes je présume.

Toujours est-il que lorsqu’un BH de référence lâche avec parcimonie des infos (très) intéressantes sur son site en compétition, l’effet linkbaiting est immédiat. Tiens, regarde: pandaranol!

Là aussi, les analyses post mortem sur cette confrontation seront une mine d’informations à décortiquer.

Negative SEO, think positive !

Deux abandons seraient dus, déjà, au sulfatage NSEO. Certains crient à l’injustice et vilipendent les entreprises de démolition qui, selon eux, devraient s’occuper gentiment à tailler leurs propres rosiers.

Sauf qu’il n’y a rien dans le règlement à ce sujet là. N’étant pas interdit, c’est donc autorisé. Que celui qui s’engagea en méconnaissant les règles du jeu regarde s’il y avait dans les lots à gagner une boîte de mouchoirs en papier.

Il ne reste plus qu’à se plaindre de voir les SERPs occupées par des pages satellites dans les premières positions et c’est la totale…

En version Monsanto, @rudy_som les a surpris, arrivant du ras de l’horizon, plein gaz dans son bimoteur pour larguer du défoliant version Agent Orange sur les mignonnes plantations de rosiers.

D’ailleurs tous ne pleurnichent pas et prennent la compétition pour ce qu’elle est: un combat. Et Backlinker, dans une version innovante de la famille Adams, (la Koolioo’s family pour l’occasion) a riposté, (entre autre) par une 301 spéciale pandaranol. L’efficacité de cette esquive sera intéressante à suivre.

Bref, comment on attaque, comment on esquive, comment le SEO peut aussi être un mortel tango, voilà qui sera riche d’enseignement si les principaux protagonistes partagent leurs expériences.

Cette SEO World Cup est un régal et vaut bien à elle seule un long discours de Matt Cutts.

11 réflexions au sujet de « Le Pandaranol est un sport de combat »

  1. Que voilà un article plaisant, un peu ardu pour le béotien à peine averti en SEO, mais le style fait passer la pilule 😉
    Et merci pour le lien !

  2. Comme je le disais ailleurs, le NSEO fait aussi partie du SEO, et donc n’a rien d’inhabituel à mon sens, et il a sa place dans le concours

    le concours est fait pour comparer ce que nous valons par rapport aux autres, et même en cas de NSEO dans la vraie vie, il faut savoir y réagir, non ?

  3. Pas mal de trucs intéressants et quelques confirmations dans cet article.
    C’est mon premier concours et j’espère au moins pouvoir me classer dans le top 100.
    Allez je repars à la chasse aux backlinks et bonne chance à tous !

  4. Ça mets du piment dans le jeu ;).
    Sans ce genre de technique, le SEO n’évoluerait pas : Faire un lien soi-même dans un commentaire ou un blog n’est pas plus « White Hat » (comme disent certains) qu’écrire un article en le tournant autour d’un ou plusieurs mots clés spécifiques pour optimiser son SEO, …. Donc bon au final il faut faire avec les moyens que nous avons (et surtout avec ceux qui marchent pour google.fr)

    A+

  5. Effectivement c’est interessant a suivre ce petit combat… J’avoue ne pas avoir bien suivi l’affiare NSEO mais je vais me pencher dessus car j’ai tout a y apprendre… Je comprends la frustration de certains SEO qui se sont fait degommer, c’est pas tous les jours qu’on y est confronté en WH… et cela peut etre une sorte de coup de semonce pour annnoncer le futur du SEO…

  6. Perso, sur le concours du Pandaranol j’ai joué la carte du réseau social à fond, je ferai part après le concours de mes retours et analyses à ce sujet.

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