Google et les marionnettes du SEO: retour sur le futur Penguin

Lors d’une conférence à San Francisco il y a quelques jours, Matt Cutts, community manager en chef de Google, a lâché un pavé dans la marre. Pour résumé il a laissé entendre que la prochaine mise à jour de Penguin allait faire très mal [« jarring and jolting »] ou [you don’t want the next Penguin update].

Panique dans les rangs, les deux premiers passages de Penguin ayant déjà auguré quelques bleus. Autant Panda a servi l’hégémonie planifiée des comparateurs Google, autant Penguin a rassuré les grandes marques et par voie de conséquence ses bons clients. Quant aux autres, les petits qui subissent involontairement la loi de Mountain View, ils n’ont qu’à rogner leurs marges et acheter des mots clés, comme tout le monde.

Dans ce vaste contexte macro-économique où Google a lourdement investi pour négocier les virages du web 2 et surtout celui du mobile, on peut comprendre les besoins en cash. En 2011, la recette publicitaire par visiteur unique était de 33,4 $. La logique voudrait qu’ils veuillent faire mieux en 2012 et tout ce qui ne sera pas pour l’Adwords sera contre l’Adwords, SEO inclus.

Vers la fin d’un manichéisme naïf ébranlé par la réalité ?

Comme souvent, Olivier Duffez n’a pas déçu par ses analyses. Relatant la scène où Matt Cutts prophétise l’apocalypse du SEO, le gourou de Webrank Info s’interroge :

Mais je trouve qu’il ne répond pas à la question : pourquoi adopter une attitude aussi brutale avec le monde SEO ? Pourquoi chercher ainsi la confrontation alors que la communication du service antispam ou search quality devrait être de rassurer ceux qui font un travail de qualité ?

Par comparaison à cette question, le Candide de Voltaire paraitrait machiavélique. Ainsi la division anti spam serait là pour rassurer ceux qui lui obéissent qui font un travail de qualité ») en ne châtiant que les insoumis (les autres).

Cela sonne-t-il le glas d’un manichéisme naïf qui, d’un bord à l’autre, jette le trouble sur la compréhension de la finalité du SEO ? Au risque de la répétition, Pagerank est un applaudimètre et nous n’apportons que des applaudissements. Dès lors, influencer cet algorithme par n’importe quel moyen est une violation de son intégrité puisqu’il tend à fausser son objectivité.

Le mythe des origines, une communication trompeuse sur le présent

Ce n’est pas un hasard si Google n’a jamais défini précisément la limite entre le conseillé/l’autorisé et l’autorisé/le toléré pour garder les mains libres sur ses propres évolutions. Google n’est pas ton ami le SEO. Certes les anciens ont dans leur imaginaire une entreprise audacieuse, portée par le libertarisme californien de la Silicon Valey, agitant l’open source comme une revendication philosophique.

Sergey Brin voulait télécharger le web sur son ordinateur -ce qu’il a fait- et Larry Page refusait de polluer « son œuvre » avec de la publicité.  Ce temps est révolu, Google n’est plus une belle aventure estudiantine mais un Léviathan vorace dont l’objectif affiché est le décryptage algorithmique des consciences via une domination sans partage.

Les pieuses intentions affichées par Google et son « Don’t be evil » sont à comparer avec les 4 000 chômeurs « dégraissés » suite au rachat de Motorola. Il en va de même avec la licence chinoise d’exploitation du Search, alors qu’au contraire Google prétend agir pour la liberté et le bien des individus. Les mots les plus doux ne peuvent suffire à contourner les réalités les plus crues.

Google Webmaster Tools: un outil de surveillance grimé en interface altruiste

Il serait peut-être temps de repenser la relation entre Google et le SEO. Prenons l’exemple de Google Webmaster Tools (GWT). Un outil gratuit « gentiment » mis à la disposition des utilisateurs pour optimiser leurs sites selon les normes voulues par Google. Gratuit ?

L’outil sert aussi à transmettre des menaces sur la qualité des liens ou des contenus. Il a servi aussi de porte d’entrée à l’opération de fishing du mois d’avril 2012. Il permet de souffler le chaud et le froid et de déstabiliser l’utilisateur pour le tester. Enfin il permet une collecte d’informations précieuse et facile dès lors que l’on colle le tracker GWT.

Il ne peut pas y avoir de dialogue en cas de menace de pénalité et ce qui en serait la cause n’est jamais dévoilé. L’opacité régnante ne sert que la manipulation des webmasters par Google. A qui cet outil rend-il le plus service ?

Est-ce plus un « outil pour les webmasters » comme le prétend Google en title ou un outil pour Google ?

C’est typiquement ce que Google maitrise à la perfection. Il donne l’impression d’agir de manière désintéressée pour le seul confort de l’utilisateur. Dans la réalité c’est le contraire.

En finir avec les propagandes du SEO

L’idée qu’il y a d’un côté les « bons » SEOs qui obéissent aux normes imposées par Google et qui seraient ses « amis » et de l’autre les « mauvais » SEOs, qui récusent cette normativité et seraient naturellement ses « ennemis » est une vue de l’esprit.

Ce fantasme est entretenu en France de longue date par des sociétés à forte audience. La bonne nouvelle est qu’il se fissure devant la réalité imposée par Google qui a de moins en moins besoin de cajoler cette communauté. Le Pagerank est un produit du passé et l’avenir du capitalisme cognitif est bien ailleurs que dans le classement scientométrique des documents web.

Cette dichotomie artificielle a fait long feu. Quand ce n’est pas par une naïveté excessive, ce mythe est savamment entretenu à des fins marketing. Le marché du SEO est  divisé en deux secteurs. Le premier pour donner l’illusion d’agir bien et selon les règles, qui contente un certain profil de consommateur; le second pour offrir la sensation éphémère de la subversion, correspondant à un autre profil.

Dans le premier cas on se sent juste, dans le second on se sent puissant: même illusion adaptée à des « profils conso » différents.

Tout concourt à faire fonctionner le SEO en circuit fermé, occupé à palabrer sur sa dualité fondatrice. Depuis des années le débat tourne en rond comme si la réponse avait la moindre valeur dans le petit pré carré de l’organic.

Il serait temps de couper les fils de la marionnette.

 

 

55 réflexions au sujet de « Google et les marionnettes du SEO: retour sur le futur Penguin »

  1. C’est vrai que dans toute l’histoire de l’industrie mondiale, on a jamais vu une boite changer à ce point d’état d’esprit…
    ou alors, c’était une stratégie machiavélique pensée telle quelle dès le départ : on fait semblant d’être cool, écolo, généreux et à terme on glisse vers une stratégie style « Empire de la guerre des étoiles »…

    • Un changement brutal et aussi très rapide. Pour le coup je veux bien croire qu’ils n’avaient pas planifié une telle mise en scène. Personnellement je n’en sais rien mais je me fonde sur les récits de J. Battelle ou A. Kyrou sur la question. Je craindrais que l’option « machiavéliste » ne nous entraine vers une pseudo théorie du complot assez stérile. Cela dit même dans leur jeunesse on retrouve des citations et des textes tout à fait annonciateurs de ce qui se passe en ce moment. La part des choses est difficile à faire.

  2. Pas forcément théorie du complot, car GG est seul en piste et n’a pas forcément besoin de « complice », mais plutôt une stratégie bien foutue (même si les objectifs sont peu admirables).
    Regarde, on dit souvent qu’on fait un site pour avoir une énorme audience en première étape, sans se soucier de gagner de l’argent, peu importe les pertes. Deuxième étape, on cherche un biz modèle rentable, même si cela trahit l’esprit de départ… je trouve que l’on est pas loin de ce cas de figure…
    Pour GG :
    Première étape : devenir le gentil dominant, mais qui est votre ami
    Deuxième étape : passer à la caisse car on tient tout le monde par les c…

    • Oui tout à fait. Ca fait penser à un schéma classique. Mais d’un autre côté, Page avait annoncé très tôt sa volonté d’une structure totale maîtrisant l’information pour construire une véritable intelligence artificielle. Et le fait que Ray Kurzweil ait toujours été derrière ses « poulains » n’est pas anodin pour le chantre de la transhumanité.

  3. La relation d’amour vache entre Google et le SEO est effectivement en train de prendre une tournure glauque.
    En plus, si on regarde les SERPS, ce n’est pas Panda ou Pinguin qui ont changé quelque chose. Tout est encore dominé par les référenceurs, spammeurs et webmarketeurs.
    On dirait que Google souhaite instaurer une parano, plutôt que réellement traiter le problème de fond (spam, abus, triche). Aveu de faiblesse ?

    • C’est une vraie question. Je n’arrive pas à savoir si Google masque ses faiblesses ou s’il affirme avec vigueur sa toute puissance. Serait-on dans un schéma où cela reviendrait au même ?

      • Ben se cantonner à lâcher des filtres quasiment manuellement au lieu de fondamentalement améliorer l’algo ne me semble pas être un aveu de puissance.

        • Ca signifierait donc que le Pagerank est perfectible en lui-même, ce qui n’est pas évident. Il est possible qu’ils aient déjà tiré le maximum des chaines de Markov (base mathématique de l’algo pour ceux qui découvrent). Ce n’est jamais qu’un système fermé qui fournit des probabilités.

          Du coup pour une métrique d’autorité comme celle-ci les résultats sont assez bien vendus.

          • L’algo de base du PageRank a été revu une seule fois en 2001. Ensuite, ce sont des couches qu’ils plaquent les unes par dessus les autres.
            C’est un vieux bouzin bien bordélique et poussive, plutôt que la machine de guerre qu’on imagine.
            A l’échelle d’un moteur comme Google, je vois mal comment ils pourraient faire autrement que les lâchers de filtres épisodiques.
            Puis le problème de base est qu’un moteur est idiot puisqu’il ne comprend pas ce qu’il lit. Cela ne changera pas à ce niveau et nos cerveaux sont capables de beaucoup plus de vice qu’un foutu robot.
            Franchement, ce n’est pas bien compliqué d’arriver à de bons résultats sur Google. Les sites pénalisés ne peuvent pas nier d’avoir pris des raccourcis.
            Surtout par rapport à Pinguin, faut quand même dire que le netlinking était vraiment du grand n’importe quoi. Dire qu’on pouvait booster un site uniquement avec des liens de merde du genre annuaire et CP, ça donne une idée de l’impuissance du côté moteur. Où est l’idée de faire un site tellement intéressant que les liens viendront de manière organique ?
            Le backlink était un concept génial qui a fait le succès de Google, mais c’était aussi son talon d’Achille. C’est clair qu’il rentre dans le lard d’un sujet tabou et on voit bien les dommages collatéraux. Voir un petit site e-commerce traité de la même manière qu’un gros spammeur est tragi-comique. Je ne trouve pas que Google montre son efficacité à traiter le spam.

          • Dire que la force de Penguin vient de la faiblesse du SEO je suis d’accord mais cela n’empêche pas la démonstration de force, a fortiori pour « un vieux bouzin » de la fin des années 90 soutenu par ses prothèses algorithmiques.

            Cela dit j’apprécie le réalisme cruel de ta description pour une société qui se veut en pointe sur le sujet. Ce n’est certainement pas le Pagerank qui fait l’objet des investissements principaux.

  4. Qu’il passe de gentil à méchant je n’y crois pas trop. Ils suivent leur logique économique mais en ces temps où l’économie se resserre on voit les dents du loup apparaître… Doit-on crier au loup?
    Pour ce qui concerne le monde du seo, tant qu’il y aura des moteurs de recherche, il y aura du travail. Instaurer un climat de peur ou enfumer le terrier pour voir si un méchant Seo se cache paraît être la solution la plus économique. Je rejoins en cela la pensée de Laurent.

  5. En fait la question ne serait pas tant de savoir si c’est « gentil » ou « méchant » mais de saisir quel degré de transformation cela engendre dans la société (notamment avec le rapprochement entre marketing et sécuritaire).
    Oui ces opérations tendent à tester le sang froid des seo. Mais derrière c’est la mythologie des bons et mauvais seo qui obscurcit la compréhension des choses.

  6. Dis msieur… Couper les fils de la marionnette… Pour toi ca veut se passer de google comme des futurs ex-seo commencent a faire… Ou bien autre chose ?

  7. Se passer de Google en termes de trafic, personnellement je ne sais pas comment s’offrir ce luxe. Par « couper les fils de la marionnette » je veux dire d’abord changer de discours, d’attitude et de système de représentation. Notre profession se définit uniquement en fonction des critères de Google. Il a beau jeu en tant que monopole d’imposer ses règles, mais nous ne sommes pas obligés de suivre le son de la flûte. D’où aussi l’exemple de GWT qui est un véritable cheval de Troie. Combien de SEOs en font l’éloge et suivent ses mises à jour ? J’en discutais il y a peu avec un ancien googler qui témoignait tout le mépris possible pour cette activité de cloporte. C’était très enrichissant.

  8. Excellente analyse, merci !

    Tu parles de GWT et dans une certaine mesure j’imagine que c’est la même chose avec Google Analytics comme étant un outil qui sert principalement Google et pas le webmaster : préconises-tu de s’en passer et d’utiliser des produits concurrents ? Si oui, lesquels ?

    Par ailleurs, je ne comprends pas pourquoi d’autres moteurs de recherche ne tentent pas plus de séduire les SEO… En même temps, est-on prêt à se passer de Google ? J’en doute…

    Tout est une question d’usage par le grand public… Quand les gens arrêteront d’utiliser Google comme ils ont arrêtés IE au profit de Firefox nous serons sauvés 😉

    Au plaisir de te lire, ici ou ailleurs,

    Gaëtan.

    • Je n’en sais pas assez pour préconiser quoi que ce soit. Les autres moteurs doivent avant séduire le public, les SEO suivent les transhumances du trafic. La question est peut-être en amont du moteur en lui-même, dans l’absence de régulation sur la recherche d’information et par ricochet l’exploitation des traces d’utilisateurs pour déchiffrer leur comportement jusqu’à anticiper leurs désirs.

  9. Encore une fois, Papy, un article bien réfléchi auquel j’adhère.

    On est tout à fait dans une logique type 1984, et les intentions de Google sont peut être (dans sa réalité à lui) bonnes: c’est l’excuse des régimes totalitaires, des religions : un petit mal pour un plus grand bien; un dessein qui échappe au commun des seo (et des utilisateurs).

    A quel point les décideurs de Google sont-ils convaincus d’œuvrer pour le bien de l’humanité ? Quelle est la part de motivation économique indispensable, et la part de « théologie » ou métaphysique (au sens très large) dans la direction de Google ? Lequel des deux dessert l’autre ?

    Les fondateurs ont-ils vendu leur âme ou poursuivent-ils une route qui leur est propre ?

    • Je lisais justement un bouquin il y a peu dans lequel l’auteur montrait à quel point 1984 était « dépassé » par un Big Brother plus puissant encore et plus insidieux car plus soft, non dans une volonté de contrôle abrupt mais dans une surveillance continue. Il faisait plutôt le rapprochement avec « Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? » de Philip K. Dick et ses « precog » qui a donné Minority Report par la suite.

  10. Je suis bien d’accord pour couper les fils de la marionnette, c’est ce que fais avec des sites mettant en avant des technologies de recherche alternatives comme exalead (cf. exaleadien.com) ou des sites de vulgarisation comme « Marre de se faire balader sur le net ».

    Parallèlement j’ai enlevé les GWT et les analytics de mes sites « officiels ». Je ne veux plus donner d’info à GG et à ses bots qui transforment mes données comportementales en données pour Adwords/Adsense ^^

  11. Quand le sémillant @jeremyallard aka « le codeur fou », un article de @papyspinning, « vu par ailleurs » dans le fil tweeter, forcement je viens lire … et je dois avouer que je ne suis pas décu du déplacement. Certes, certes, sans avoir le brio du premier cité, et le cursus du second, voilà un article qui semble finement intuité et frappé du coin du bon sens. (notez au passage que je ne connais pas le brio du second et le cursus du premier, donc je dirais pas)

    Google est devenu en une dizaine d’années (si on ôte les quelques années de démarrage au siècle dernier où ses fondateurs se laissaient porté par leur idéaux d’étudiants à qui parfois Lenine était venu donné la tétée) le mastodonte international de la recherche qu’on connait. Et celui qui fait la pluie et le beau temps, dans le domaine du web, qui est à la fois juge et arbitre, le magistrat et le policier. Celui aussi qui use (et abuse ?) de tous les moyens à sa disposition pour oeuvrer (j’aurais pu dire arriver à ses fins, mais quelles sont elles finalement, et eux même le savent ils ?)(Bashar si tu nous lis, c’est pareil pour toi, think !).

    L’histoire pourtant contemporaine de manière générale, et de l’Internet en particulier, regorge d’exemples similaires, de leaderships impressionnants, qui se sont avérés être des géants aux pieds d’argile. Netscape, le navigateur numéro 1, indétronable (y compris par le tout pourri internet explorer). Gaëtan, prenait judicieusement l’exemple Firefox/IE plus haut, c’est de la même veine. Myspace le site communautaire qui imposait sa marque sur la pochette de tous les CD (une veillerie) qui étaient dans les bacs. Plus tôt Compuserv et AOL. Aujourd’hui Apple dont l’égémonie « tout propriétaire » a fini par agacer (au bénéfice de Samsung et d’Android Google). Même Facebook, qu’on imaginait bien lancé un moteur de recherche concurrent à Google, vacille au gré de ses cotations boursières. Et que dire d’Altavista, le moteur de recherche devenu l’outil hype et performant « durablement » (pour l’idée qu’on s’en faisait) avant d’être temporairement remplacé par … Hotbot ?

    A l’échelle nationale nous avons eu le Minitel, les plus jeunes s’en souviendront peut-être, les plus vieux ayant participé à l’aventure (dont votre serviteur) en auront été traumatisés ou galvanisés : un opérateur unique (France Télécom) proposait l’unique porte d’entrée (3615/3617/…) pour faire du pognon dans la communication en ligne. Et en face des éditeurs gros (et bien traités, dans un premier temps du moins) et petits (assez vite indésirables parce que border line/parasites/mangeurs de miettes). En cette époque (heureusement ?) révolue, on se faisait virer de Télétel (le point d’accès) comme on se fait virer par Google (pénalité, blacklist, éjection d’Adsense). Sans explication, et surtout sans possibilité d’appel. C’etait (c’est) comme ça, epicétou !

    Et les petits éditeurs se retrouvaient devant une machine de guerre médiatique, juridique, commerciale. Je garde de cette époque où les LRAR béliqueux de France Télécom venaient pourrir mon quotidien (comme aujourd’hui les mails de Google pour prévenir d’une sanction probable pour une carence non clairement identifiée pourrissent ceux qui sont inscrits à GWT) un souvenir ému (et une sérénité à la réception des LRAR, quand on a été sur le théatre d’opération « Minitel » on est dur au mal 😉 )

    Que nous apprend l’expérience minitel ? Qu’après que les éditeurs se soient gavés (à outrance), l’opérateur a sonné la fin de la récrée. C’était légitime. Puis s’est mis à devenir intraitable « pour montrer son irréprochabilité » … mais surtout à l’encontre des petits … puis des moyens … puis de tout le monde. Les petits s’étant bouffé entre eux espérant devenir moyens, les moyens … je ne vous fait pas un dessin.

    Après la technique, après l’éthique tout court, puis l’éthique présumée est venu le temps de la comm’ … En ce temps ancien dont je vous parle, des petits dénoncer d’autres petits, les moyens dénoncaient tout les petits qui leur faisait de l’ombre; chacun vivait dans la terreur d’un controle de SNAT/ATSL (Service National des Annuaires Téléphoniques/Agence de la Télématique et des Service en Ligne… des Quality Raters, on appelerait ca maintenant) dont Matt Cutts aurait pu faire un bon émissaire (c’était en fait Fanny Pelletier, le nom de notre gorgonne habituelle qui nous surgelait via ses LRAR sybilines) …

    J’ai toujours été ébahi (mais dès le début, tellement déformé que j’étais par ma période Farce Télécon) du crédit qui était apporté aux propos de Matt Cutts tant ca me paraissait être la dernière des sources d’informations fiables en matière de compréhension de l’outil Google. Si vous analysez la communication de Google à l’attention des SEO, ca n’est finalement pas si éloignés que cela de la communication de l’armée US aux irakiens ou au talibans, à qui ont balancés des prospectus par les airs (ca s’appelle un mailing GWT) en leur prometant l’apocalypse s’ils n’allaient pas rendre les armes illico presto (ou retirer leur backlinks douteux dans le cas qui nous préoccupe). Le nombre de paysans irakiens/afghans qui se sont rendus, doit avoisiner les zero. Les Baas les moins téméraires sont allés rendrent leur kalachnikov(backlinks). Mais ca a mis un beau bazar et un beau trac à l’armée adverse, déclenché des mouvements de troupes, des replis, etc. Instructif pour les satelittes et les drones qui regardent tout cela de là haut.

    Donc, comm’ a tout va, bourage de crane, signaux contradictoires, différenciation de traitement entre les petits et les gros, les partenaires et les non partenaires, désignation de cibles pour amuser la galerie et tenter de démontrer qu’on s’attache au quotidien a améliorer les services rendus au gentil consommateur …

    Reflexe d’alors : France Télécom étant un passage obligé (et pénible) pour les éditeurs que nous étions, autant dire que quand Cégétel appelait pour proposer un ersatz de ligne fixe, SFR se lancait comme concurent d’Itineris (l’ancien nom d’Orange) pour le mobile on se précipitait, et on aurait pris n’importe quoi plutot que Wanadoo.

    Autant vous dire que je garde de cette période déja lointaine que je vous conte en large et en travers comme tout bon vieux cons qui se respectent, une aversion, autant que possible (meme si parfois je craque (gmail)) pour les outils Google … Non je ne nourrirais pas le monstre qui tot ou tard risque de nous bouffer : les stats sont gérés par Awstat plutot que par Google Analytics, on reste éloigné de GWT, on s’est fait une raison de notre évincement non motivé d’Adsense (avec 10k€ d’impayés qui vont avec).

    Donc tout ceci pour dire que OUI, comme le dit l’article de manière bien plus structurée et académique, Google nous enfume au quotidien. Ca n’est pas le premier, ca n’est pas le dernier.
    Donc OUI, le vent va finir par tourner, car le vent fini toujours par tourner (Netscape, Altavista, Myspace et tant d’autres peuvent en témoigner)
    Mais NON, clairement, ca ne sera pas du coté des éditeurs, du côté des webmasters que la « révolution » viendra. Ca ne sert à rien de fantasmer (mais personne n’a ici cette naiveté, je pense). C’est l’utilisateur qui la fera, comme le dit GaËtan : qui préfera BING car il y a une jolie photo, car il y a pas 10 services BING comme réponse quand il cherche quelquechose, car c’est le moteur racheté par Facebook (ou l’inverse). La motivation des éditeurs (ou des donneurs d’ordre) est de faire du business, en s’adaptant aux éléments. Pas de faire la révolution.
    Mais OUI, la frontière entre les « philosophies » de référencement vont disparaitre, maintenant qu’il n’y a plus ni black, ni white, mais que tout le monde est gris (les gris clairs devant, les gris foncés derrière, comme dans la blague 😉 ).

    Si pour gagner sa vie, il faut faire des rotations sur des 301 tout les 15 jours, la plupart le feront.
    Si il faut faire des spams report des concurrents et de la chasse aux backlinks pourris, la plupart le feront.
    Si il n’y a plus que le NSEO qui marche, les SEO de métier se spécialiseront dans le dézingage. Il suffirait que ca devienne l’unique solution pour que cela fasse l’unanimité et pour lever les tabous (c’est d’être naifs que de croire le contraire). A grands coups de SEO-Nuke dans ta gueule; ils seront dézingués les trois d’au dessus, si il n’y a plus que ca qui marche … « dans l’intérêt du client hein ». Les avocats ne font d’ailleurs rien d’autres, employer tous les artifices à leur disposition dans l’intérêt du client.

    Portez-vous bien, jeunes gens … Ca va s’arranger (avant d’être pire 😉 ) !

    • Bonjour Pierre,

      Quel commentaire fort intéressant 😉

      Merci d’avoir répondu à une de mes questions quant à une alternative à Google Analytics ! Je testerai AWStats sur mon prochain site…

      Au plaisir de te lire, ici ou ailleurs,

      Gaëtan.

      • Merci Gaëtan. Awstats ca n’en est pas moins l’école de la frustration puisque c’est un « vieux bazar » géré « on site », qui s’appuie non pas sur un tracker a mettre dans les pages, mais sur une analyse des logs Apache. Awstats offre bien moins d’informations qu’Analytics. Mais tes stats restent entre toi et toi. Doit y avoir des solutions « à la manière de Analytics », mais je ne les connais pas, nos amis qui nous lisent sauront sans doute donner des pistes. 😉

        • En y regardant d’un peu plus près, j’ai découvert que mon hébergeur (OVH) offre automatiquement l’accès aux statistiques avec Awstats mais également Urchin (société rachetée par Google qui a été à la base de Google Analytics). A première vue, Urchin semble très complet !

          Car quand y pense… Non seulement Google pompe toutes nos stats mais ne nous délivrent même pas tous les résultats (histoire du « not provided »)… >_<

    • Merci d’avoir pris le temps d’embrasser l’histoire depuis le paléolithique Teletel pour nous conduire à cette pointe de désenchantement ironique et bienvenu.

  12. du lourd cet article. on se croirait sur wikileaks en train de lire un cable ricain 🙂
    cependant, il y a une chose pour laquelle je ne suis pas tout à faire d’accord, c’est le fait que tous les seo vont tomber, quelle que soit leur manière de faire, tout ca pour le adwords. ca ne s’avere pas vrai pour tout le monde, pour toutes les manières de faire (pas encore en tout cas). l’avenir proche nous dira si tel est vraiment le cas.

    • Tous les SEOs vont tomber ? Si cela pouvait être interprété comme tel c’est un manque de clarté de ma part car ce n’est pas ce que je voulais dire. Que Google veuille siffler la fin des festivités c’est certain, qu’ils le puissent c’est toute autre histoire. Et si cela était possible, le coût d’une telle entreprise aurait de quoi froisser les actionnaires.

  13. Piwik, open source, est une bonne alternative pour se passer de Google analytics.

    Attention toutefois à ne pas laisser de footprint évident (une installation de Piwik pour 20 sites, ça montre un lien fort entre les sites).

    http://fr.piwik.org/

  14. Bonjour et merci pour ces éléments de refléxion. Si je résume, on aurait tous commis l’erreur d’utiliser gwt, analytics et adsense ce qui aurait permis à Google de mieux nous balader (combattre ?).

    Une question toutefois à laquelle je ne vois pas de réponse évidente : quel avenir envisagée par google lui-même pour son activité de moteur de recherche ? Des SERPS peuplé de produits google ? Uniquement du résultat payant ?

    • La collecte de données la plus large possible est cruciale pour le moteur; soit par intérêt commercial, soit pour protéger ses critères de classement documentaire. Il ne serait pas improbable que tous ces services web « gratuits » remplissent leur rôle de collecte de données, a fortiori si facilement fournies par les webmasters.

      Je ne suis pas qualifié pour répondre sur l’avenir 😉 Je ne sais pas quelle sera la forme des SERPs prochainement hormis les annonces de Google d’y faire une place pour le Knowledge Graph et ses comparateurs de prix payants. (Ou encore de baisser le nombre de résultats en 1ère page à 7).

  15. Salut Papy, excellent article comme toujours (même si on est loin du spinning !).

    Nous sommes tous d’accord pour affirmer qu’il y a un problème dès lors que la principale (unique ?) arme de Google contre les spammeurs est… la peur. Et ça, la peur, ils gèrent chez Google. Il suffit que Matt Cutts annonce que la prochaine mise à jour de l’algo implique qu’il pleuvra de la merde pour que toutes les boîtes SEO se mettent à vendre des parapluies. Sans oublier qu’ils sont prêts à tout chez Google, même au troll, pour débusquer les petits malins. Autrement dit, ceux qui n’utilisent pas AdWords.

    N’oublions pas non plus qu’au début Google avait besoin de faire ami-ami avec les SEO, afin d’aider le robot à lire le contenu des sites efficacement. On leur doit notamment la propagande sur le code HTML « propre » (div vs. table). Mais cela fait longtemps que les outils de parsing se sont améliorés, Google n’a plus tant besoin des SEO. Hormis pour qu’ils achètent des AdWords pour le compte de leurs clients. Après tout, tant qu’il y aura des gens en 2ème et 3ème position qui voudront être premiers dans les SERP, le SEO aura de l’avenir, seuls ses outils et prestations changeront.

    Néanmoins, il y a un point sur lequel je ne suis pas d’accord avec vous, c’est la chute, le sort fatal qui attend la firme californienne. Pour moi, impossible de la mettre sur le même plan que Netscape, MySpace et autres has-been. Google a retenu la leçon en appliquant très tôt une technique imparable : la diversification de l’offre. Gmail, Calendar, Youtube, Reader, Google+ (ne riez pas ! Ça tend à devenir un concurrent de Skype !)… Si on utilisait Netscape, MySpace ou Internet Explorer pour une raison, c’est loin d’être le cas pour les produits de Google. À chaque « besoin » correspond un produit. Le Search n’est que le produit d’appel d’un énorme portail publicitaire — plutôt bien réussi, sans quoi nous serions tous sur Yahoo. Tous les produits ont pour but de vous faire retourner à un moment ou un autre sur Google Search. Il en va de même pour les partenariats avec Firefox, ou la création d’Android / Chrome OS.

    Quant à Google Webmaster Tools, bien que quelques-fois utile, j’ai toujours envie de rire quand on le cite comme exemple de « l’ouverture de Google et sa recherche de transparence » !

    • Ca a pas totalement à voir, mais un peu quand même. J’ai été effaré, à plusieurs reprises de croiser des gens qui face à un besoin dont une recherche … sur Facebook … J’ai eu beau discutailler ne serait que pour comprendre, ben j’ai toujours pas compris, mais eux étaient contents et assurer trouver ce qu’il cherche. Et si Facebook n’était pas dans la phase délicate qui est la sienne (pris en tenaille entre la Bourse et des medias concurrents genre twitter), il y aurait effectivement clairement une « place » à prendre en lancant un moteur de recherche (quelque soit sa pertinence, mais apres tout Google l’est il encore tant que cela ?). Un mastodonde de ce type, avec son site à forte audience, son volet viral, ses applis sur smartphones etc pourrait probablement capter une part de marché non négligeable … et chatouiller Google … Alors ca se fera ou ca se fera pas, ce sera Facebook, Twitter ou autre chose, ca ira vite ou lentement, on ne sait pas. Microsoft était égémonique dans les années 90 et a loupé des coches, et fait certains mauvais choix qui le rende moins indétronable sur tout un tas de ces marchés de prédilection. Mais Microsoft a su parfois rebondir, et pas trop planté là ou on lui prédisait la cata (dans le domaine de la console de jeu par exemple). Que donnerait une alliance Bing/Facebook ? Bing/Facebook/Yahoo ? Facebook/Baidu ? Facebook/Yamdex ? … Notre vision européenne (et francaise) et biaisé car Google y domine davantage qu’ailleurs (ou en somme nous ? 91% de part de marché ?) … Mais en chine, en russie, aux US, le marché est bien plus ouvert. Avec 91% de PDM sur la planete, ca anhile ce qui peut rester de concurrence. Mais tel n’est pas la situation. Les moteurs nationaux des autres continents n’était pas gérer par Voila/Orange 😉

    • Tout d’abord merci pour le compliment que j’apprécie d’autant de votre part. Effectivement j’ai un peu lâché le content spinning ce qui pose problème pour l’avenir de ce blog.

      Je partage l’argument que la pluralité des services proposés par Google en font un acteur solide et capable d’une grande adaptation aux situations. C’est d’ailleurs pourquoi je me garderais bien de comparer l’entreprise à celles que vous citez.

      Cela étant en supposant les difficultés de Google, je constate que, comme les autres, ils sont soumis à la théorie de l’obsolescence, (cycles raccourcis sur le web), les poussant dans une fuite en avant perpétuelle pour l’innovation; et pas n’importe laquelle puisqu’elle doit correspondre à la demande ou être capable de la créer. En ce sens Google est une société du web documentaire qui a su se positionner sur le social et anticiper le mobile.

      Pour l’instant cela semble fonctionner car leur réactivité, leur anticipation des nouveaux marchés et leur capacité de mise en œuvre leur permet une diversification des services en fonction du contexte.

      Mais de mon point de vue cela ressemble aux grandes civilisations, dont celles qui paraissaient dominer le monde pour les siècles des siècles. On sait d’expérience comment cela finit. Et sur le plan du numérique, les empires sont encore plus fragiles au principe de l’entropie. D’où l’idée que Google reste fragile malgré l’apparence de son incroyable puissance et qu’ils n’ont pas droit à l’erreur. (L’aveu d’Eric Schmidt d’avoir raté le virage social au début ayant par exemple failli coûté très très cher à Google). [Désolé c’est un peu long comme réponse]

  16. Google a t’il tord ?
    Je n’est rien contre les SEO, mais je ne trouve pas cela forcement bien de vouloir placer son site devant les autres sans le mériter vraiment.

    Je pense qu’il faut remplir les balise meta et bien créer son site (niveau codage et contenu) et après laisser faire le référencement naturel.

    Bien sur le site ne sera pas n°1 du pagerank des les premières semaines, cela est t’il vraiment un problème ?, je pense que non, en effets pour faire connaitre un produit il y a la pub, est donc grâce a cela il y aura plus de visiteur qui ferons monter le site dans le pagerank.

    Je trouve cela plus honnête que de toujours essayer d’être n°1 par des moyens « bizarre » voir « scandaleux » (attention je ne mais pas tout le monde dans le même panier)

    Je ne dis pas que Google est la sainte parole, mais que Google veut que tout le monde soit sur un pied d’égalité, et donc pour eux cela revient a éradiquer les SEO.

    Il faut je pense « optimiser » son site pour le référencement, mais éviter le « dopage ».
    Pour cela il faudrait définir des règles (comme pour le HTML/CSS) disant: pour avoir un site « clean pour le référencement » il faut faire comme cela et faire une liste des interdits.

    Apres je ne suis pas spécialiste et donc voir les choses a l’envers, qu’en pensez vous ?

      • Le bien c’est pour moi le référencement naturelle.
        Je suis pour un référencement efficaces, les bonnes infos sur le site au bonne endroit pour que l’internautes puissent être bien diriger.

        Par contre évidemment que les SEO sont utiles.
        Par exemple offrir comme service aux clients l’amélioration et la recherche de mots clé qui corresponde bien a l’activité du site. (pour que le site soi référence au bonne endroit en quelque sorte).
        et aussi l’amélioration du codage de leurs sites (respect des normes surtout et organisation du site[header, footer, etc…]) qui permet une meilleurs exploration des robots.

        Mais en aucun cas « doper » les sites pour une monter dans le classement.
        exemple simple car je ne suis pas spécialiste : mots clé qui n’a rien a voir, indexation dans des annuaires qui ne correspond pas a l’activiter du site.

        Je ne tient pas a dire que vous êtes le mal, car je ne le pense pas.
        Mais qu’il faut mieux définir vos activités pour éviter les dérives.

        Encore une fois je ne peut pas vous juger car je manque de connaissance au sujet de votre métier, mais cela me semble important pour le web donc je tient a m’y intéresse,
        et quand de temps a autres j’écoute les propos de certain SEO cela me fais légèrement peur pour la « neutralité » des résultats et c’est nous internautes qui sommes perdants dans l’histoire.

        • Dans le métier, nous avons un sobriquet pour ceux qui ont une vision édulcorée. Il s’agit des Bisounours qui prêchent le respect des guidelines Google et pensent effectivement qu’un site devrait être suffisamment digne d’intérêt pour engendrer un référencement organique.
          En réalité, nous vivons dans un système capitaliste où la loi du CA guide les actions. Le mérite n’est pas la jauge qui permet de classer les sites. Même si Google voudrait faire croire le contraire, la réalité est tout autre.

          • Ok donc si je suis routier j’ai le droit de rouler a 150Km/h au lieu de 90Km/h sous prétexte que nous sommes dans un monde capitaliste ou seul le profit compte ?

            Je suis pour l’optimisation que font les SEO, mais contre la dérive de certain d’entre eux.

            Il y a aussi ce que certain SEO font miroiter aux clients « vous aller grimper dans le classement super rapidement » au final ok le résultât est la, mais le site est clairement « pourri » dans le code pour pouvoir manipuler les moteurs de recherche, le clients passe a la caisse normal quoi. sauf que le client peut voir son site plonger a la prochaine mise a jour, il refait appelle au SEO, etc….. un bon cercle vicieux et a chaque fois le clients passera a la caisse.

            La question est en gros, pour un client demander a un SEO d’optimiser et demander des conseils pour améliorer son site (code et contenu) puis faire une bonne campagne adword ne serait t’il pas plus efficace et moins chère pour le client que de tout le temps se battre contre l’algo ?

            Attention tous les SEO ne sont pas concerner par mes messages.
            Mais pour moi il faut faire une sorte de règle pour le travail des SEO, pour éviter certaines dérives.

  17. Difficile de savoir quoi penser et que faire. On peut prêcher le fait de continuer dans la même direction, parce qu’on le vaut bien. On peut annoncer changer de stratégie, parce que je le vaudrai mieux ainsi. Choix difficile, les deux se tiennent.

    @ddeguerville « Google veut que tout le monde soit sur un pied d’égalité, et donc pour eux cela revient a éradiquer les SEO » : Je ne suis pas certains que ce soit l’objectif de Google, en tout cas dans l’absolu. Si critère de positionnement il y a, les référenceurs existeront. Et ce n’est pas près de changer.

  18. Il est clair que la communication de Google vaut ce qu’elle vaut. Ils font ce qu’ils veulent quand ils veulent, et nous sommes juste là pour subir et être leurs pantins. Et les choses ne sont pas prêtes de changer…

  19. Excellent billet sur la « philosophie » de Google qui est avant tout une Régie publicitaire et non un moteur de recherche. La course au CA et à la rentabilité pour rémunérer les actionnaires reste donc la priorité.

    Au niveau des SERPs, je suis d’ailleurs assez surprise par les variations des positions en intraday et selon les data centers… as-tu constaté cela aussi ? et quelle est ton analyse…

  20. Un jour je développerai mon concept de Black pepper SEO, le monde (les SERPs) n’est pas soit noir, soit blanc mais bel est bien grisaillant, comme Google ces temps… Et en attendant nous sommes tous dans la même soupe; à nous de choisir de l’épicer (raisonnablement) de poivre blanc ou de poivre noir.

  21. Je ne peux que me réjouir à la lecture de ce billet, je dois dire que les articles, plein de complaisance et suintant la fausse naïveté à l’égard de Google, ont toujours eut tendance à m’énerver.
    J’ai moi-même écrit sur le sujet un article intitulé Google n’est pas ton ami il y a juste un mois (moins bien écrit que le votre je dois le reconnaitre) dans lequel je donnais mon point de vue sur le sujet.
    Bon nombre de SEO ouvrent les yeux et même si je pense que cela ne changera en rien l’attitude de Google c’est tout de même une bonne chose.
    En tout cas merci pour cet excellent article!

    Rod

  22. Apple aide nous… venge toi de Google et fais un moteur de recherche… seul toi a le pouvoir et les moyens de nous libérer (un peu) de cet esclavage sous l’unique domination d’un monstre que plus personne ne concurrence…

    amen…

  23. Il y a beaucoup de réponse très censées, donc je n’y rajouterai pas grand chose, si ce n’est que j’adore le concept de « capitalisme cognitif » : l’information c’est le pouvoir. Et ils ont énormément de moyens pour nous tracer, dans tous les sens, que cela soit via GWT, mais aussi tout simplement Chrome, Android. Big Google is watching you 😉

  24. J’ai pas tout lu mais bon… pour moi c’est clair que il n’y pas de white seo ni de black, c’est la même chose. Encore plus depuis penguin.
    Après, je pense que le but de ces mises à jour était de montrer au monde entier (enfin aux gens qui ont acheté des services SEO) qu’ils feraient mieux d’utiliser google adword.
    Vivement un concurrent à google. Mais est-ce juste possible vu la taille et l’influence de la société maintenant ?

  25. Pour changer de Google et de modèle dominant, il faudrait changer de système économique. Nous vivons depuis belle lurette dans un cauchemar ultra-capitalistique ne cessant d’engendrer des hydres que seules des commissions anti-trust ou des révolutions peuvent décapiter.
    La créature Google est aussi le fruit de nos fantasmes: une martingale bâtie sur le mythe de la gratuité à base de SERP idéales qui se mute en modèle freemium et bientôt tout connement prémium à base au final d’adwords et de dollars sonnants et… trébuchants. Juqu’à ce qu’un autre modèle qui tire des algorithmes plus vite et roublards que son ombre fasse oubler le bon vieux GG.

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