Rédaction d’un texte original pour le content spinning

Avertissement. Ces prérequis à la rédaction d’un masterspin sont la première partie du Petit Manuel de Content Spinning en Milieu Hostile. N’hésitez pas à partager vos expériences et vos avis en commentaires.

La rédaction du texte original, souplesse et simplicité

Exactement comme on écrit des textes orientés SEO, on écrit des textes en pensant à leur application en content spinning. On espère ainsi gagner du temps tout en se facilitant la tâche. Se faciliter la tâche consiste à s’ouvrir dès la rédaction, le plus large spectre possible de substitutions et de variations.

Car il y a bien sûr des mots et des tournures plus ou moins faciles à transformer. Ne pas se mettre des bâtons dans les roues dès le départ est essentiel, sans compter certains sujets qui peuvent être plus ou moins techniques ou spécifiques et donc plus ou moins étroits.

Le plus important sera donc

  • Un vocabulaire courant et simple
  • Des structures de phrases malléables

Les futures substitutions {sub1|sub2|sub3}

On pensera en écrivant son texte, cela va de soi aux futurs synonymes. Plus un mot est rare ou spécifique, en général, moins il a d’équivalences. Plus un vocabulaire est simple, plus le nombre de termes est interchangeable. Et plus les similarités sont naturelles.

Mais on pensera surtout aux transformations d’expressions ou parties de phrases ; le nerf de la guerre. Les structures simples de type « sujet/verbe/complément » sont très pratiques. Au contraire, une phrase dont la tournure est complexe peut amener des confusions et des difficultés à l’écriture du masterspin (et donc à la lecture).

  • Ne saurait-on sans prétention mal placée soutenir le contraire en s’imaginant spinner aisément cette embarrassante question ?

Le rôle de l’insignifiance

Dans un texte ou une phrase, les mots n’ont pas le même poids ou la même importance. Une petite partie seulement des occurrences est réellement pertinente pour la sémantique. Tout ce qui sera secondaire sera susceptible d’être largement modifié, d’où l’importance dans la rédaction de ce qui est secondaire.

On peut envisager l’exemple suivant:

  • Bonjour, vous savez quoi j’ai quelque chose de super à vous dire. 

Cette partie de la phrase a une valeur sémantique optionnelle. Elle permet donc de générer de fortes variations et même de s’en passer, ce qui est intéressant pour modifier le nombre de mots dans la phrase.

Exemple :

  • Bonjour, {[vide]|vous savez quoi|c’est le printemps|j’ai la patate et|bonne nouvelle} …

Dans ce cas on n’altère pas le fond de l’information ni la lisibilité. En revanche la chaîne de caractères est bien plus floue à analyser syntaxiquement : « néant/savez quoi/printemps/patate/bonne nouvelle ».

Cette manière d’insérer du « bruit syntaxique » sans altérer la portée sémantique devrait directement impacter la signature du texte (y on reviendra). Ce sera donc important dans la rédaction de diluer l’information et de ne pas être trop concis.

En guise de conclusion

Cette manière molle que doit être le langage lorsqu’on spinne, malléable et plastique, n’est qu’une question d’imagination. Bien des « mots outils » comme les adpositions sont d’une grande utilité pour introduire des subordonnées. Il en ira de même pour tous les connecteurs qui permettent des incises facilement modifiables.

 

 

 

 

13 réflexions au sujet de « Rédaction d’un texte original pour le content spinning »

  1. Encore une fois un article fort intéressant. Même si je ne suis pas un adepte du content spinning, je trouve l’idée de spinner l’insignifiant très pertinente.
    On s’attache souvent à trouver des variations à des mots, et beaucoup moins à des expressions.
    Or comme ton exemple le prouve, l’efficacité est non seulement plus importante, mais il n’est qui plus est pas compliqué de le faire.

  2. Et oui, « Cette manière molle que doit être le langage lorsqu’on spinne, malléable et plastique, n’est qu’une question d’imagination. ». On est d’autant plus avantagé quand, avait de faire du SEO, on a eu des fonctions ou des études littéraires. Les juristes sont de redoutables rédacteurs par exemple.
    Un bon rédacteur SEO doit avoir un vocabulaire large et la rédaction doit être quelque chose de facile et naturel.

  3. Toujours très intéressant les analyses de papy.
    J’émets un toute petite nuance (ce qui ne veut pas dire que je suis complètement en opposition par rapport au postulat de départ).
    Dans l’exemple concernant la structure grammaticale de la phrase, lors de la rédaction du texte de départ, réaliser une phrase complexe, genre Yoda sous acide, en vue des futures substitutions, peut être le nerf de la guerre 🙂 .
    Le principe est de pouvoir déplacer chaque portion de phrase tout en respectant la syntaxe et le fond sémantique. Ainsi la phase suivant de spin offrira encore plus de possibilité de variations sur la structure.
    Pour des textes de grandes qualité en sortie c’est un avantage certain, et pour obtenir de très grandes quantité de texte de qualité moyenne, voire médiocre, dont l’objectif est d’asseoir une grosse campagne de linking tendance black hat, c’est également intéressant. Dans les deux cas les options seront plus nombreuses, mais ça c’est ce que tu soutiens aussi.
    Evidemment, la ponctuation reste l’outil indispensable pour conserver la lisibilité de la phrase. Sans compter qu’il faut prendre garde à ne pas tomber dans des extrêmes où autres délires syntaxiques expérimentaux.
    En tout cas, encore merci papy pour l’énergie que tu consacres à ton site car j ‘avoue que si j’avais penser rédiger des article traitant du sujet d’aujourd’hui, je ne les aurais sans doute pas explicité aussi clairement.

    • Je te rejoins bien sur. Mais comme ce petit manuel s’adresse un peu à tout le monde, je ne peux pas commencer en disant: « Allez, il faut torcher des phrases bien longues et à tiroirs! » De plus ça doit correspondre à des standards d’écriture web, type phrase courte, une idée par phrase, etc. pour faciliter une lecture rapide. Après on peut se faire plaisir, c’est certain 😉

  4. Ces temps ci, et pour mes analyses personnelles, je m’intéresse de près au CS.
    webcontentspinning.com est sur la toile ma meilleure adresse française sur le sujet, je regrette juste que les théories ne soient pas assez appuyées d’exemples beaucoup plus démonstratifs qu’une phrase…. c’est ma seule critique pour le côté pratique et théorique, accessibilité et ouverture de pistes à travailler chez nous, c’est pour moi parfait !

    • Je rougirais du compliment si ce blog n’était pas si orphelin en matière de spinning. C’est vrai que c’est peut-être parfois pas assez démonstratif. Dans ce cas demandez moi des exemples en commentaires, on en causera.

  5. Merci Papy pour cet article intéressant ! J’attends la suite le « masterspin » avec impatience.
    C’est vrai que quand je fait du spinning c un peu à l’arrache !
    Si je peux me permettre, le contenu est très intéressant mais le contenant moins bien. La police utilisé dans les texte (pas les titres) rend horriblement mal sur mon firefox 6 et c’est un {calvaire|un mal de tête} pour le lire

  6. Entièrement d’accord sur les questions de broderie et de vocabulaire simple. Par contre en donnant des exemples de spins sur un niveau tu vas rendre dingues les webmasters des sites de cp.

    Avec un spinning sur un niveau, on obtient un excellent taux de production. Par contre question unicité il est difficile de passer une moyenne de 60/70% pour 10 textes voir moins si il y a moins 250 / 260 mots.

    Le spinning sur deux niveaux sur le modèle spin phrase par phrase puis mot par mot pour chaque phrase est déjà plus intéressant pour obtenir une dizaine de textes à 75/80% uniques. Mais là le travail de spinning devient bien plus long et nécessite ensuite un travail de correction des spins car les logiciels de spinning ne sont pas encore si intelligents que ça et il leur arrive de répéter sur plusieurs spins les mêmes phrases malgré le choix qu’ils ont.

    Au final, rédiger ses textes de tête est bien plus intéressant. Un thème, une intro (on aborde le sujet de manière générale puis on introduit les points à développer) suivi de l’argumentation (2-3 arguments avec de beaux exemples historiés que l’on change à souhait) terminé par une conclusion bien classique prend autant de temps si ce n’est moins que la réalisation d’un master spin sur deux niveaux suivi de corrections. Autre avantage, les textes sont uniques à 95/100% et si l’on a ensuite besoin d’un peu plus de contenu vraiment très rapidement, il est possible de tirer 3 spins (premier niveau) de chaque texte. On se retrouve donc en 8heures avec 10 textes uniques à 90/100% et 20 textes uniques à 80%.

    Ceci reste mon point de vue et il me semble que tu as bien plus d’expérience que moi en la matière. Tu dois bien avoir quelques exemples pour dire que je me trompe sur le ratio temps de prod/unicité des textes.

    • Si la finalité de la commande c’est d’obtenir 10 textes effectivement ça ne nécessite pas de se prendre la tête. Lancer une rotative pour 10 exemplaires d’un journal forcément…

  7. Est-ce qu’on ne peut pas seulement se dire que si l’on commande un texte en Afrique au lieu de le faire en France, c’est juste parce que c’est moins cher ?! Qu’il n’y a pas forcément derrière ça de vilaines pensées esclavagistes mais des personnes qui n’ont pas la possibilité de dépenser plus ?!

    Je suis indépendant, ai peu de moyens et, j’ai donc déjà acheté des textes à Madagascar par l’intermédiaire de Creashore. J’en ai été satisfait. C’était pas cher mais de toute façon je n’aurai absolument pas pu payer plus. Cela m’a bien rendu service et je recommencerai sans hésiter.

    • « Hebergement » je suis assez d’accord avec toi, a vouloir gagner du temps on en perd, structurer les bouts de phrase sur les logiciels est long pour un résultat pas si formidable. Je préfère de loin l’écriture offshore de mes articles pour CP, une véritable unicité et s’adapte à tous les budgets. Le travail est pro et le gain de temps considérable. Tout en sachant que maintenant les rédacteurs web proposent de publier directement vos articles sur les site de CP moyennant un forfait. Je recommande, et loin de moi l’idée de l’esclavagisme moderne, j’espère simplement que la rétribution des sommes payé rédacteurs soit équitable et leur permettent de vivre convenablement.

      • « Forex » Je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi lorsque tu sous-entends qu’un texte ecris par un rédacteur à Madagascar est plus susceptible d’être unique qu’un texte spinné.
        J’ai fait de nombreux tests pour en arriver à la conclusion, que malgré que le fraçais soit pas langue maternelle, lorsque tu t’es tapé 100 cp’s sur un interval d’un moins, il y a plus de chance d’avoir du DC qu’en ayant fait un bon master spin. Alors, j’imagine même pas avec des textes écris à Madagascar ou en Afrique du nord.

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